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Alvi Dasuyev entre à l’UFC avec une victoire qui lui laisse un goût amer

Alvi Dasuyev a obtenu ce que chaque combattant vient chercher au Dana White’s Contender Series : un contrat UFC. Pourtant, au sortir de sa victoire contre Jaden Ortega…

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Alvi Dasuyev a obtenu ce que chaque combattant vient chercher au Dana White’s Contender Series : un contrat UFC. Pourtant, au sortir de sa victoire contre Jaden Ortega, le Belge n’avait pas le visage d’un homme pleinement satisfait. Vainqueur à la décision unanime après quinze minutes intenses à Las Vegas, il a convaincu Dana White, mais pas vraiment lui-même. Ce décalage donne à son arrivée dans la grande ligue une saveur rare : celle d’une promotion gagnée, déjà accompagnée d’une autocritique sévère.

Une victoire nette, pas une balade

Les juges lui ont donné le combat contre Ortega à l’unanimité, avec deux 30-27 et un 29-28.

Sur les cartes, Dasuyev a fait le travail. Les juges lui ont donné le combat contre Ortega à l’unanimité, avec deux 30-27 et un 29-28. Le début de l’affrontement a surtout confirmé ce qui intrigue autour de lui : des mains rapides, des contres secs et une capacité à faire payer l’adversaire dès qu’il avance sans protection. Ortega a subi plusieurs alertes, notamment dans les premiers échanges, lorsque Dasuyev a trouvé la cible avec une précision qui a immédiatement réveillé la salle.

La suite a été moins linéaire. Ortega, malgré les coups encaissés, a refusé de sortir du combat et a transformé la fin en test de résistance. Dasuyev a gardé l’avantage, mais il n’a pas fermé la porte comme il l’espérait. Dans une émission où l’impression visuelle pèse presque autant que le résultat, ce détail compte. Gagner ne suffit pas toujours ; il faut donner envie à l’UFC d’investir. Cette fois, il a réussi les deux, mais sans la manière qu’il avait préparée.

Dana White a signé large

La soirée a eu une particularité notable : six contrats ont été distribués. Dasuyev, Damian Piwowarczyk, Piero Guaylupo et Marcos Degli ont été récompensés après leur victoire, tandis que Callum Connor et Jaden Ortega ont aussi reçu une offre malgré leur défaite. Pour Ortega, battu par Dasuyev, c’est même le signe que son courage et son troisième round ont pesé lourd dans la discussion.

Ce contexte rend la signature de Dasuyev moins isolée, mais pas moins importante. Le Contender Series reste une porte étroite, surtout pour les combattants qui passent par une décision plutôt que par un finish spectaculaire. Dana White a validé le potentiel, et l’UFC récupère un profil encore perfectible : dangereux debout, explosif par séquences, mais appelé à prouver qu’il peut maintenir son rythme quand l’adversaire refuse de tomber.

La frustration comme carburant

Après le combat, Dasuyev a reconnu qu’il visait un arrêt avant la limite. Il a évoqué le décalage horaire pour expliquer une partie de sa baisse de régime, tout en martelant qu’il valait mieux que ce qu’il avait montré. La phrase peut sonner dure au lendemain d’une victoire, mais elle dit aussi quelque chose de son tempérament : il ne traite pas le contrat UFC comme une ligne d’arrivée.

Ce genre d’exigence peut devenir précieux, à condition de ne pas se transformer en impatience. Le niveau UFC pardonne peu les trous d’air, surtout chez les welters, division dense où chaque erreur technique se paie comptant. Dasuyev arrive avec une fiche intacte, une exposition nouvelle et une première histoire à raconter. La prochaine étape sera plus froide : transformer un potentiel validé un mardi soir en Las Vegas en niveau durable face à des adversaires installés.

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