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La finale de la Coupe du monde 2026 entre l'Espagne et l'Argentine aurait dû rester dans les mémoires pour l'unique but de Ferran Torres à la 106e minute, offrant à la Roja sa deuxième étoile au MetLife Stadium de New York. Mais les images qui tournent en boucle depuis dimanche soir montrent tout autre chose : une bagarre générale déclenchée par Leandro Paredes, des coups échangés, et un Gavi traîné au sol par le milieu argentin. Au milieu du chaos, Lamine Yamal a trouvé la seule parade possible : l'humour.
Une fin de match qui dérape
Après 90 minutes d'un verrouillage tactique intense — l'Argentine de Lionel Messi ayant choisi l'attentisme le plus absolu — l'Espagne a fait basculer la rencontre en prolongation.
Le scénario était écrit pour une finale sous tension. Après 90 minutes d'un verrouillage tactique intense — l'Argentine de Lionel Messi ayant choisi l'attentisme le plus absolu — l'Espagne a fait basculer la rencontre en prolongation. Ferran Torres, entré en jeu à la 92e minute, a trompé Emiliano Martinez d'une frappe croisée à la 106e. La Roja tenait son Graal.
Au coup de sifflet final, alors que les Espagnols explosaient de joie, Leandro Paredes a perdu tout contrôle. Le milieu de l'AS Roma a d'abord asséné plusieurs coups à Eric Garcia, défenseur du FC Barcelone, avant de s'en prendre violemment à Gavi. Les images, captées par les caméras de la FIFA, montrent un Paredes hors de lui, plaquant le milieu andalou puis le traînant au sol par le maillot avant d'être retenu par ses propres coéquipiers. L'arbitre Clément Turpin a initialement brandi un carton rouge en direction de l'Argentin. Mais selon L'Équipe et So Foot, ce carton n'aurait finalement pas été inscrit au rapport officiel — une bizarrerie administrative qui ajoute à la confusion d'une scène déjà chaotique. Enzo Fernandez a également été impliqué dans les échauffourées, contribuant à une fin de match que la presse argentine elle-même a qualifiée de honteuse.
« Je paierais pour voir ça »
Interrogé lundi soir en marge des célébrations madrilènes, où plus d'un million de supporters avaient envahi les rues de la capitale, Lamine Yamal n'a pas choisi la langue de bois. Le prodige de 19 ans, à peine descendu du bus impérial sillonnant le Paseo de la Castellana, a répondu aux journalistes avec un sens du timing qui confine au génie comique. « J'espère qu'on va organiser un combat de boxe entre Gavi et Paredes. Franchement, je paierais pour voir ça », a lancé l'ailier du FC Barcelone, sourire aux lèvres.
Fabian Ruiz, le milieu du Paris Saint-Germain, a renchéri dans la même veine : « Gavi est petit mais il a du cœur, il tiendrait quelques rounds. » Une manière pour les champions du monde de désamorcer la tension par la dérision, tout en affichant leur solidarité envers un coéquipier agressé sans raison. Gavi revenait tout juste d'une saison hachée par les blessures. Sa convocation tardive pour le Mondial, officialisée en mai, avait été vécue comme une victoire personnelle. Le voir attaqué par un adversaire, qui fut aussi son coéquipier au FC Barcelone, a profondément choqué le vestiaire espagnol.
Enquête FIFA et sanctions à venir
L'instance dirigeante n'a pas tardé. Dès lundi, la FIFA a annoncé l'ouverture d'une enquête disciplinaire contre la Fédération argentine, en vertu de l'article 36 de son Code. La Commission de discipline analyse les images vidéo. Leandro Paredes encourt une suspension comprise entre quatre et dix matches internationaux selon plusieurs sources proches du dossier, une sanction qui le tiendrait éloigné des terrains pour l'intégralité des éliminatoires sud-américaines de la Coupe du monde 2030.
Au-delà de la sanction individuelle, l'image de l'Albiceleste sort écornée. Lionel Messi, capitaine et légende vivante de 39 ans, a vécu une fin de carrière internationale en crépuscule amer. Silencieux sur les incidents, il n'a pu masquer ses larmes au moment de recevoir la médaille d'argent. Le football espagnol, lui, savoure. Entre la blague de Yamal et les célébrations monstres de Madrid, la Roja a déjà tourné la page d'une finale qui menaçait de ne laisser qu'un goût amer. Reste à savoir si ce combat de boxe imaginaire restera une boutade de vestiaire ou deviendra l'un des mèmes durables de ce Mondial nord-américain. Si un promoteur se décidait, Yamal aurait en tout cas déjà réservé sa place au premier rang.