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Boston signe une douzième victoire de suite, sa plus longue série en vingt ans

Mené 6-3 au milieu de la septième manche, le Fenway Park grondait encore. Wilyer Abreu s'est avancé au bâton, deux coureurs sur les buts, et a expédié un lancer de…

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Mené 6-3 au milieu de la septième manche, le Fenway Park grondait encore. Wilyer Abreu s'est avancé au bâton, deux coureurs sur les buts, et a expédié un lancer de Garrett Cleavinger par-dessus la clôture du champ droit. Deux points, avantage Red Sox, et un stade qui explosait. La douzième victoire consécutive de Boston venait de prendre forme, au terme d'une remontée que personne n'avait vue venir il y a deux semaines.

Une septième manche de feu

Jonny DeLuca avait frappé un circuit solitaire par-dessus le Green Monster pour porter le score à 6-3 en faveur des Rays en début de septième.

Tout semblait pourtant mal embarqué pour les locaux. Jonny DeLuca avait frappé un circuit solitaire par-dessus le Green Monster pour porter le score à 6-3 en faveur des Rays en début de septième. Le partant des Red Sox, Patrick Sandoval, effectuait seulement son deuxième départ depuis son retour de l'opération de Tommy John. Le gaucher a encaissé cinq points en cinq manches de travail, laissant Tampa Bay prendre l'avantage sur des coups de Victor Mesa Jr. — auteur d'un circuit de deux points — et de Yandy Díaz.

Mais la machine bostonienne s'est remise en marche au moment où il le fallait. Ceddanne Rafaela a ouvert la septième manche avec un double bon pour un point. Masataka Yoshida a suivi avec un roulant qui a permis de réduire l'écart. Puis Abreu, déjà auteur d'un circuit en solo en troisième manche, a délivré le coup décisif. Quatre points dans la manche, une avance de 7-6, et un bullpen qui a tenu bon derrière Ryan Watson — première victoire en carrière dans les grandes ligues pour le jeune releveur — et Aroldis Chapman, auteur de son 21e sauvetage de la saison. Dans un secteur longtemps point faible de l'équipe, Chapman confirme son rôle de closer avec autorité, tandis que Watson se souviendra longtemps de sa soirée du 18 juillet.

Le partant de Tampa Bay, Ian Seymour, n'aura tenu que trois manches, concédant trois points et deux circuits. Une sortie qui confirme les difficultés du lanceur gaucher, déjà malmené lors de son précédent départ.

Abreu, le héros inattendu

Wilyer Abreu vit la plus belle semaine de sa jeune carrière. Le Vénézuélien de 27 ans avait déjà frappé deux circuits vendredi soir lors du second match d'un programme double lui aussi remporté par Boston. En vingt-quatre heures, quatre longues balles, et surtout une capacité à frapper quand la pression est la plus forte.

Son premier circuit de la soirée, un solo en troisième manche, avait permis aux Red Sox de rester au contact. Le second, face à Cleavinger, a scellé la victoire et offert à tout un stade la conviction que cette équipe est portée par une dynamique hors norme. Jahmai Jones, appelé pour renforcer l'effectif, a lui aussi cogné un circuit de deux points en deuxième manche, après qu'Andruw Monasterio a intelligemment contesté une troisième prise litigieuse qui aurait dû mettre fin à la manche.

Willson Contreras, de retour d'une suspension de cinq matchs, a également participé à la fête avec un circuit. À chaque étage de l'alignement, un joueur différent apporte sa pierre au moment où le collectif en a besoin. Le manager Alex Cora, dont le contrat avait été prolongé malgré les doutes du printemps, voit son groupe se transformer sous ses yeux.

De la cave au plafond

Il y a douze jours, le tableau était sombre. Boston affichait 37 victoires pour 48 défaites, une saison qui semblait déjà pliée avant la pause du All-Star. Depuis, rien ni personne n'a arrêté les hommes de Cora. Douze matchs, douze victoires, un bilan repassé à 49-48. Les Red Sox affichent un pourcentage de victoires supérieur à 50 % pour la première fois depuis le soir du match d'ouverture.

Leur dernière série de douze victoires remontait à juin 2006, une époque où David Ortiz et Manny Ramirez terrorisaient les lanceurs adverses. Pour retrouver une série plus longue dans l'histoire de la franchise, il faut plonger jusqu'en 1948 et une séquence de treize succès. Boston a rendez-vous avec cette marque dimanche, avec Sonny Gray au monticule. Le droitier affiche un bilan de onze victoires pour une seule défaite cette saison, et une moyenne de points mérités de 2,54.

Les Rays, leaders de la division Est de la Ligue Américaine, voient leur avance fondre dangereusement. Deux matchs et demi seulement séparent désormais les deux équipes. Shane McClanahan, avec sa fiche de huit victoires pour cinq défaites, tentera d'enrayer la chute de Tampa Bay et de rappeler aux Red Sox que rien n'est jamais acquis en Ligue Majeure.

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