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Jackson Jobe, le bras armé des Tigers, blanchit San Francisco pour son retour

Quatre cent soixante-six jours. C'est le temps que Jackson Jobe aura passé loin d'un monticule de Ligue majeure avant de regoûter, samedi soir, à l'adrénaline d'un match…

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Quatre cent soixante-six jours. C'est le temps que Jackson Jobe aura passé loin d'un monticule de Ligue majeure avant de regoûter, samedi soir, à l'adrénaline d'un match qui compte. Le lanceur droitier des Detroit Tigers, troisième choix de la draft 2021, effectuait son retour de l'opération Tommy John à l'Oracle Park de San Francisco. Il en est reparti avec une victoire 8-0 et la certitude que son bras tient la distance.

Le match, conclu par un blanchissage collectif des Tigers, a basculé dans une septième manche à six points. Mais l'histoire de la soirée s'est écrite bien avant, sur les cinq manches lancées par Jobe, où les frappeurs des Giants n'ont trouvé qu'un seul coup sûr et une seule base sur balles.

Le match, conclu par un blanchissage collectif des Tigers, a basculé dans une septième manche à six points.

Cinq manches, un coup sûr

Jobe, 24 ans, n'avait plus lancé en Ligue majeure depuis le 28 mai 2025. Ce soir-là, déjà face aux Giants, il avait quitté le match après quatre manches à Detroit, le coude en vrac. Le ligament collatéral ulnaire avait cédé. L'opération Tommy John, cette reconstruction du coude qui effraie tous les lanceurs, a suivi.

Samedi, le natif de l'Oklahoma a livré une copie qui tient du manifeste : 97 lancers, une balle rapide qui chatouillait encore les 98 mph, une slider déroutante et cinq retraits au bâton. Le seul coup sûr concédé, un simple de Willy Adames en quatrième manche, n'a jamais menacé de se transformer en point.

Une attaque qui explose tard

Face à un Jobe impérial, l'attaque des Tigers a mis du temps à trouver la clé. Quatre manches blanches, puis un point en cinquième, un autre en sixième. Rien de spectaculaire. Et puis la septième. Six points, une explosion soudaine construite sur la patience au bâton et la pression constante exercée sur l'enclos des Giants.

Dillon Dingler, Max Clark et Kevin McGonigle, le noyau jeune de la reconstruction de Detroit, ont tous contribué. Clark, autre premier choix (2023), disputait l'un de ses premiers matchs sous l'uniforme des Tigers après son rappel des mineures. Le futur, à Detroit, a le visage de ces gamins qui n'ont pas froid aux yeux.

Un espoir devenu pilier

Avant sa blessure, Jobe affichait un bilan de 4 victoires pour 1 défaite en 10 départs en 2024, avec une moyenne de points mérités de 4,22. Des statistiques honorables pour un rookie, mais qui ne rendaient pas justice à son potentiel. Sa balle rapide, chronométrée à 100 mph lors de ses débuts en entraînement de printemps, fait de lui l'un des bras les plus électriques du circuit.

Avec ce retour réussi, les Tigers, qui naviguent autour de la barre des 50 % de victoires (56-60 avant le match), peuvent rêver d'une fin de saison moins anecdotique que prévu. La division centrale de la Ligue américaine reste ouverte, et un Jobe en pleine possession de ses moyens change radicalement l'équation.

Le prochain départ du droitier est attendu en fin de semaine prochaine. En attendant, le clubhouse de Detroit savoure ce qu'il faut bien appeler un nouveau départ. Au sens propre comme au figuré.

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