Tennis

La WTA impose des tests génétiques obligatoires à toutes ses joueuses, une première mondiale

C'est une décision sans précédent dans le sport professionnel. Selon les révélations du journaliste américain Ben Rothenberg pour le site Bounces, confirmées par…

Condividi

Redatto con l’assistenza di strumenti di intelligenza artificiale e verificato con controlli automatici.

Questo articolo è disponibile solo in francese.

C'est une décision sans précédent dans le sport professionnel. Selon les révélations du journaliste américain Ben Rothenberg pour le site Bounces, confirmées par L'Équipe et plusieurs médias internationaux, la WTA vient d'adopter une politique exigeant que toutes les joueuses du circuit se soumettent à des tests génétiques de dépistage du sexe biologique pour conserver leur éligibilité. La nouvelle règle, déjà très commentée outre-Atlantique, rebat les cartes du circuit féminin et place le tennis en première ligne sur un dossier ultrasensible.

La mesure, qui entrera en vigueur dès cet été avant le début de la tournée américaine sur dur, fait de la WTA la première ligue professionnelle féminine à imposer une telle exigence à l'ensemble de son effectif, sans distinction de classement ni de statut. Le circuit masculin ATP n'a, pour l'heure, annoncé aucune disposition similaire, ce qui souligne la portée spécifiquement féminine de la décision et son caractère expérimental à l'échelle du sport mondial.

Quel type de test génétique sera exigé : un test ADN ciblé, un examen chromosomique complet, un dépistage hormonal ?

Une décision qui suit le CIO

Cette annonce intervient dans le sillage du Comité International Olympique, qui a récemment durci ses propres critères d'éligibilité pour les compétitions féminines après plusieurs mois de consultations internes et de débats entre ses commissions médicales. La WTA va cependant plus loin que toute autre fédération : là où le CIO impose des tests au cas par cas ou sur signalement, le circuit féminin de tennis opte pour un dépistage universel et obligatoire, sans condition de déclencheur particulier et sans exception prévue à ce stade.

Zéro joueuse transgenre connue sur le circuit

Fait notable souligné par l'ensemble des sources ayant couvert l'information : il n'existe actuellement aucune joueuse transgenre connue évoluant à un niveau quelconque du tennis professionnel féminin, que ce soit sur le circuit principal, les tournois WTA 125 ou le circuit ITF. La WTA agirait donc de manière préventive, dans un contexte où la question de l'équité biologique dans le sport féminin agite les instances dirigeantes du monde entier et où plusieurs fédérations nationales réclament un cadre plus strict pour protéger leurs compétitions.

Le timing n'est pas anodin. Le durcissement des règles d'éligibilité est un sujet brûlant depuis plusieurs mois, alimenté par des débats nourris dans l'athlétisme, la natation et le rugby, où des cas médiatisés ont poussé les instances à réagir et à publier des directives plus contraignantes. Le tennis féminin, souvent à l'avant-garde des questions sociétales, prend ici une position qui fera date et qui place son circuit en éclaireur sur le sujet, avec un effet d'entraînement probable sur d'autres sports individuels.

Quelles conséquences pour les joueuses ?

Les modalités pratiques restent à préciser. Quel type de test génétique sera exigé : un test ADN ciblé, un examen chromosomique complet, un dépistage hormonal ? Dans quels délais les joueuses devront-elles s'y soumettre avant chaque tournoi majeur ? Quelles seraient les sanctions en cas de refus de se plier à la nouvelle règle, du simple avertissement à la suspension de classement ? Autant d'interrogations concrètes auxquelles la WTA n'a pas encore répondu publiquement, alors que la tournée américaine sur dur débute dans quelques semaines et que la logistique médicale doit être montée en urgence. Une chose est certaine : cette décision, si elle est mise en œuvre telle qu'annoncée, redéfinira les contours de l'éligibilité dans le sport féminin de haut niveau pour les années à venir et servira probablement de référence à d'autres ligues, en Europe comme en Asie.

L'US Open, dernier Grand Chelem de la saison, pourrait être le premier tournoi majeur disputé sous ce nouveau régime, avec tout ce que cela implique en termes logistiques et médicaux pour les joueuses concernées, mais aussi pour l'organisation de l'épreuve new-yorkaise, déjà sous pression sur de nombreux autres dossiers cette saison.

Condividi
Tutte le notizie