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Stefanos Tsitsipas a mis fin à seize mois de disette ce dimanche 19 juillet en remportant l'ATP 250 de Gstaad face au Belge Raphaël Collignon (6-4, 6-7 [3], 6-3). L'ancien numéro 3 mondial, retombé au 85e rang, décroche son 13e titre en carrière et le premier sur terre battue depuis le Masters 1000 de Monte-Carlo en avril 2024.
Un combat en trois manches sous le soleil suisse
Le Grec de 27 ans a dû puiser dans ses réserves pour venir à bout d'un Raphaël Collignon accrocheur.
Le Grec de 27 ans a dû puiser dans ses réserves pour venir à bout d'un Raphaël Collignon accrocheur. Le Liégeois de 24 ans, 42e mondial et tête de série numéro 7, disputait la première finale ATP de sa carrière et n'a jamais cessé d'alterner coups audacieux, montées au filet surprises et amorties déroutantes pour déstabiliser son adversaire. Après avoir concédé la première manche sur un break tardif, Collignon est revenu avec des intentions claires : il menait rapidement 3-1 dans le deuxième set avant de voir Tsitsipas hausser son niveau de jeu.
Le tie-break de la deuxième manche, remporté nettement par le Belge (7-3), aurait pu faire basculer la rencontre. Collignon y signait d'ailleurs son sixième jeu décisif gagné sur six disputés dans le tournoi, preuve d'un mental d'acier dans les moments chauds. Mais Tsitsipas, loin de se décourager malgré quatre balles de break gaspillées à 1-1 dans la dernière manche, a trouvé les ressources pour renverser la dynamique. Le Grec a alors enchaîné quatorze points consécutifs pour s'envoler vers un succès conquis en 2h18 de jeu. Collignon, visiblement émoussé par une semaine helvète éprouvante où il avait déjà bataillé ferme, a fini par capituler sur la deuxième balle de match adverse.
Une renaissance sous pavillon français
Cette victoire est aussi celle d'un nouveau départ. Tsitsipas s'est séparé de son père Apostolos, entraîneur historique qui l'accompagne depuis ses débuts, juste avant Wimbledon. Une décision forte, maintes fois repoussée, que le Grec a fini par assumer. Depuis, il travaille avec le Français Thomas Perrin, sous la supervision de Patrick Mouratoglou, qui sera présent à l'US Open pour encadrer le projet. Le changement d'air semble porter ses fruits : le Grec a enchaîné quatre victoires en trois sets dans le tournoi, face à Kym, Rinderknech, Shevchenko puis Collignon. La puissance de son coup droit, avec des trajectoires mieux ajustées pour dicter le tempo, a fait la différence tout au long de la semaine, même si une certaine retenue dans la conclusion des points reste encore perceptible.
Un rebond qui tombe à pic
Avec ce 13e sacre, Tsitsipas remonte de la 85e à la 55e place mondiale. Un bond significatif pour un joueur qui pointait encore au 3e rang mondial il y a moins de deux ans et qui n'avait plus soulevé le moindre trophée depuis l'ATP 500 de Dubaï en février 2025, déjà face à Félix Auger-Aliassime. Blessé au dos et freiné par des fragilités diverses ces derniers mois, le Grec retrouve des couleurs au moment idéal. La tournée nord-américaine sur dur approche à grands pas, avec en ligne de mire l'US Open fin août. Sur surface rapide, le jeu agressif et le service puissant de Tsitsipas peuvent faire des ravages si la confiance accumulée en Suisse se confirme. Pour Raphaël Collignon, malgré la défaite, cette première finale ATP constitue une rampe de lancement idéale pour un joueur qui frappe de plus en plus fort à la porte du top 40.