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Une amitié qui défie la compétition
À la veille d'une nouvelle saison sur dur nord-américain, Jannik Sinner et Carlos Alcaraz continuent d'écrire l'un des duels les plus singuliers du tennis moderne. Derrière les finales qui s'enchaînent, les deux hommes entretiennent une complicité rare entre rivaux du plus haut niveau, comme l'a confirmé l'Espagnol dans un entretien exclusif relayé mardi 21 juillet 2026 par Media365, repris par Sports Orange et confirmé par plusieurs rédactions européennes. Le numéro un mondial et son dauphin ont appris à conjuguer rivalité sportive et estime personnelle, un équilibre que peu de circuits ont réussi à maintenir aussi longtemps.
Interrogé sur sa relation avec l'Italien, Carlos Alcaraz n'a pas mâché ses mots.
« On s'entend très bien »
Interrogé sur sa relation avec l'Italien, Carlos Alcaraz n'a pas mâché ses mots. L'Espagnol assure que le respect dépasse largement le cadre des confrontations, et que les deux joueurs partagent bien plus qu'un agenda commun. Sur le site TennisTemple, il détaillait déjà les coulisses de cette entente, évoquant des entraînements partagés, des échanges réguliers et une disponibilité qui ne s'éteint pas au moment de couper les filets. We Love Tennis avait également documenté leur proximité observée à Pékin, juste après une finale âprement disputée, où staffs et joueurs avaient prolongé la soirée ensemble plutôt que de regagner leurs hôtels respectifs. Alcaraz insiste aussi sur un point : la conversation ne s'arrête jamais au tennis, elle dérive vite sur la famille, les voyages, la musique ou la cuisine italienne.
Cette alchimie ne s'est pas construite en un jour. Les deux joueurs se croisent depuis leurs années juniors, partagent les mêmes circuits depuis 2021, et ont en commun d'avoir grandi très vite sous les projecteurs. Sinner, installé en haut du classement depuis son premier sacre à Melbourne en 2024, et Alcaraz, devenu le plus jeune numéro un de l'histoire à dix-neuf ans, ont appris à gérer la pression médiatique en parallèle plutôt qu'en opposition. Plusieurs témoins racontent aussi que leurs coaches respectifs, Darren Cahill et Juan Carlos Ferrero, entretiennent des contacts réguliers, ce qui facilite la logistique quand les deux joueurs acceptent de partager des séances de travail communes.
Le tennis comme horizon commun
L'anecdote dépasse le simple registre sportif. Alcaraz, dans cet entretien, glisse que les deux joueurs échangent sur la durée, sur la gestion du repos, sur la vie en tournée. Une manière d'évoquer aussi la solitude de la route, que seul un autre joueur de ce calibre peut véritablement comprendre. C'est précisément ce qui frappe les observateurs du circuit : à l'heure où beaucoup de carrières s'écrivent dans l'isolement, Sinner et Alcaraz cultivent une forme de camaraderie qui ne se voit presque jamais à ce niveau. La presse italienne rapproche d'ailleurs ce duo de la relation qu'entretenaient Nadal et Federer au milieu des années 2010, lorsque le Suisse et l'Espagnol se retrouvaient pour des sessions de glose tactique en marge des tournois.
Reste le terrain, où rien n'est jamais simple. Wimbledon 2026, remporté par Sinner en quatre sets face à l'Espagnol, a encore montré la densité de leur rivalité : duels en haute intensité, points démesurément longs, tennis de très haut niveau. La finale des ATP Finals 2025, déjà gagnée par l'Italien, avait installé ce « New Two » comme la nouvelle hiérarchie du circuit, observée par Jim Courier et Caroline Wozzniacki lors de Roland-Garros 2026. Alcaraz, de son côté, ne désespère pas de renverser la tendance : après sa demi-finale perdue à Rome et son élimination au troisième tour du Queen's, l'Espagnol a repris l'entraînement sur gazon avec l'objectif d'arriver frais à Cincinnati et de défendre ses points à l'US Open, où il avait atteint la finale en 2025.
Et après ?
La suite de la saison s'annonce dense. Alcaraz vise un retour au sommet après le Masters 1000 de Cincinnati, tandis que Sinner prépare la défense de ses points à l'US Open, tournoi où il avait déjà triomphé en 2024. Leur prochaine confrontation, attendue à Shanghai, pourrait déjà donner le ton d'une fin de saison 2026 où les deux hommes ne comptent pas se lâcher. Pour le circuit, tant mieux : cette rivalité-là vaut aussi par ce qu'elle montre en dehors des courts, par cette capacité à rester amis malgré la pression de la compétition. Une leçon que d'autres générations de joueurs ont parfois oubliée.