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C'est le dernier jour. Ce dimanche 19 juillet 2026, la Coupe du monde s'achève au MetLife Stadium d'East Rutherford, dans la banlieue de New York, avec une finale qui oppose l'Espagne à l'Argentine (21h, heure française). Un choc entre la Roja, tombeuse de l'équipe de France en demi-finale, et l'Albiceleste de Lionel Messi, tenante du titre. Mais avant le coup d'envoi, le direct du Dauphiné Libéré braque les projecteurs sur ceux qui ont déjà quitté la scène.
Didier Deschamps, la dernière prise de parole
Quatre jours après l'élimination des Bleus face à l'Espagne (0-2) à Dallas, Didier Deschamps a profité de ce dernier week-end de compétition pour se confier.
Quatre jours après l'élimination des Bleus face à l'Espagne (0-2) à Dallas, Didier Deschamps a profité de ce dernier week-end de compétition pour se confier. Le sélectionneur, dont le mandat de quatorze ans s'est refermé sur une défaite en demi-finale, n'a pas esquivé les sujets qui fâchent.
« On a perdu contre nous-mêmes », avait-il déclaré au micro de France Info juste après l'élimination. Un constat sans appel qui résonnait encore ce dimanche. Selon le live du Dauphiné, Deschamps est revenu sur son remplacement controversé d'Adrien Rabiot, un choix tactique qui avait fait jaser. Sans rien renier, le technicien basque a défendu ses décisions avec la franchise qu'on lui connaît, tout en reconnaissant que « l'émotion était trop forte pour analyser à chaud ».
Le bilan des 14 ans de Deschamps ? Un titre mondial en 2018, une finale en 2022, une Ligue des Nations en 2021, et cette dernière demi-finale frustrante. Jérôme Rothen, sur les ondes de RMC, n'a pas mâché ses mots en évoquant « un goût d'inachevé ». Mais le live du Dauphiné rapporte aussi des hommages plus nuancés : Didier Deschamps laisse une trace majeure dans l'histoire des Bleus, celle d'un homme qui a hissé la France sur le toit du monde.
Arsène Wenger tire le bilan du Mondial
Le directeur du développement du football mondial à la FIFA n'a pas chômé pendant ce tournoi. Présent à New York pour la finale, Arsène Wenger a livré son analyse sur ce Mondial 2026, le premier à 48 équipes. L'ancien manager d'Arsenal, toujours aussi lucide, a salué « une compétition qui a gagné en diversité » tout en pointant certaines faiblesses tactiques observées chez les grandes nations européennes.
Wenger a notamment insisté sur l'écart qui se réduit entre les « grandes nations historiques » et les sélections émergentes, citant les parcours remarquables du Paraguay ou du Japon. Il a aussi évoqué l'impact du format élargi sur la fatigue des joueurs, un sujet brûlant alors que plusieurs cadres sont arrivés diminués en phase finale.
L'ambiance monte à New York
Malgré les polémiques d'avant-match — l'arbitre de la finale lié à une affaire de prostitution et de trafic de drogue, l'enquête de la FIFA sur les chants racistes de joueurs argentins après la demi-finale — New York vibre. Le MetLife Stadium, qui accueillera 82 500 spectateurs, s'est paré aux couleurs des deux nations finalistes.
Pour la première fois de l'histoire, les champions du monde repartiront avec une bague commémorative, à l'américaine, en plus du trophée et des médailles. Un symbole de cette Coupe du monde résolument tournée vers le spectacle, comme l'avait été la petite finale spectaculaire remportée par l'Angleterre face à la France (6-4) la veille à Miami.
L'Espagne, invaincue depuis mars 2024 (37 matchs sans défaite en temps réglementaire), part avec une légère étiquette de favorite. Mais l'Argentine de Messi, portée par un Lautaro Martínez décisif en demi-finale contre l'Angleterre (2-1), ne compte pas abandonner sa couronne sans un combat de tous les instants.
Et après ?
Cette finale ferme un chapitre. Pour Deschamps, une page se tourne définitivement. Pour Zinédine Zidane, annoncé comme son successeur probable, un nouveau défi s'ouvrira dès la rentrée avec la Ligue des Nations. Quant au mercato estival, il reprend de plus belle : Tanguy Nianzou vient de s'engager avec le LOSC, et les rumeurs Olise-Mbappé au Real Madrid continuent d'alimenter les gazettes. Le football ne dort jamais.