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Fenerbahçe calme Dubaï et garde son départ parfait en Euroligue

Fenerbahçe a prolongé son départ idéal en Euroligue sans avoir besoin d’un feu d’artifice permanent. À Istanbul, le club turc a battu Dubai Basketball 76-66, vendredi…

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Fenerbahçe a prolongé son départ idéal en Euroligue sans avoir besoin d’un feu d’artifice permanent. À Istanbul, le club turc a battu Dubai Basketball 76-66, vendredi soir, dans un match qu’il a longtemps contrôlé sans jamais vraiment pouvoir s’endormir. Trois journées, trois victoires: le bilan est propre. Le contenu, lui, raconte surtout une équipe capable de gagner avec de la défense, du rebond et un Marcus Bingham très rentable.

Un départ qui pose le cadre

Le 26-14 initial a donné une avance confortable, mais surtout une direction: imposer du rythme quand l’occasion se présente, puis forcer Dubaï à jouer sous pression.

Fenerbahçe a construit sa soirée dès le premier quart-temps. Le 26-14 initial a donné une avance confortable, mais surtout une direction: imposer du rythme quand l’occasion se présente, puis forcer Dubaï à jouer sous pression. L’écart n’a pas explosé ensuite, preuve que les visiteurs ont trouvé quelques réponses, mais le champion turc a gardé la main sur les moments importants.

À la pause, l’avance n’était plus que de trois points, 42-39. Le troisième quart a confirmé cette tension, avec un 55-51 qui laissait encore beaucoup de place à un renversement. Fenerbahçe n’a pourtant pas tremblé dans la dernière période. Les possessions sont devenues plus sèches, les tirs mieux choisis, et Dubaï n’a pas réussi à transformer son retour dans le match en vraie bascule.

Le score final, 76-66, ne dit pas tout du bras de fer. Il montre en revanche une chose simple: Fenerbahçe a gagné les séquences qui comptaient, notamment après avoir vu son matelas fondre avant la mi-temps. Dans une Euroligue où les écarts disparaissent en trois possessions, ce genre de maîtrise vaut déjà cher.

Bingham, efficacité maximale

Marcus Bingham a été le joueur le plus tranchant de la soirée côté Fenerbahçe. Ses 20 points, 8 rebonds et 25 d’évaluation résument une performance dense, mais le détail le plus parlant reste son rendement: il a marqué sans monopoliser le ballon. Quand une équipe peut trouver autant de production sur un volume raisonnable, elle respire mieux dans les fins de match.

Wade Baldwin a ajouté 14 points, Braxton Key 12, Shavon Shields 9 et Talen Horton-Tucker 8. Ce partage n’a rien d’anodin. Fenerbahçe n’a pas dépendu d’un seul créateur pour tenir Dubaï à distance. Sarunas Jasikevicius dispose déjà de plusieurs points d’appui, ce qui complique les choix défensifs adverses.

Dubaï a répondu avec Elie Okobo, meilleur marqueur des siens avec 18 points, tandis que Dwayne Bacon et McKinley Wright ont chacun inscrit 12 points. Mamadi Diakite a ajouté 10 unités. C’est suffisant pour rester dans le match, pas pour le voler. Les visiteurs ont payé leurs temps faibles et une exécution moins propre dans le dernier quart.

Dubaï découvre la première rayure

Cette défaite est la première de Dubaï dans cette campagne européenne. Elle arrive contre un adversaire qui connaît parfaitement les exigences de la compétition, dans une salle où chaque passage à vide se paie comptant. Pour une équipe encore en train d’affirmer sa place au plus haut niveau continental, le test reste utile, même s’il laisse une trace au classement.

Le duel avait aussi un parfum de revanche. La saison précédente, Dubaï avait contrarié Fenerbahçe dans leurs confrontations d’Euroligue. Cette fois, Istanbul a remis de l’ordre dans l’historique récent, sans tomber dans le match nerveux ou spectaculaire à tout prix. Le plus important, pour Jasikevicius, tient sans doute à cette capacité à fermer la porte quand l’adversaire revient à portée.

Pour Fenerbahçe, le 3-0 lance une base solide, mais pas une garantie. L’Euroligue use les certitudes très vite. Les prochaines semaines diront si cette défense et cette profondeur tiennent hors d’Istanbul, avec les voyages, les rotations et les soirs où l’adresse baisse. Vendredi, en tout cas, le message est clair: Dubaï a résisté, Fenerbahçe a choisi les moments où il fallait serrer le jeu, et c’est souvent là que la compétition se décide.

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