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Amazon met la main sur l'une des soirées les plus regardées du calendrier LNH. Prime Video diffusera en exclusivité les matchs du mercredi soir au Canada pendant les douze prochaines saisons, en anglais comme en français. L'entente, annoncée le 28 juillet par Rogers Communications et la plateforme de streaming, entre en vigueur dès la saison 2026-2027 et couvre également deux séries de premier tour et une série de deuxième tour des séries éliminatoires chaque année.
Un sous-contrat adossé au méga-accord Rogers-LNH
L'entente entre Prime Video et Rogers s'inscrit dans le cadre du contrat de droits nationaux de 11 milliards de dollars signé entre Rogers et la LNH.
L'entente entre Prime Video et Rogers s'inscrit dans le cadre du contrat de droits nationaux de 11 milliards de dollars signé entre Rogers et la LNH. Ce pacte, qui court de 2026-2027 à 2037-2038, couvre l'ensemble des plateformes au Canada. Rogers en conserve la majeure partie, mais choisit de sous-licencier la case du mercredi à Amazon pour élargir l'offre numérique.
Le géant du streaming n'arrive pas en terrain inconnu. Il diffuse déjà les matchs du lundi soir au Canada depuis deux saisons, une expérience qui a visiblement convaincu les deux parties d'aller beaucoup plus loin. L'accord de 12 ans ancre Prime Video comme un acteur durable du paysage hockey canadien, aux côtés des diffuseurs historiques que sont CBC et Sportsnet.
Ce qui change pour les partisans
Concrètement, un amateur de hockey devra désormais jongler entre plusieurs services pour suivre l'intégralité de la saison de son équipe. Les lundis et mercredis soirs tombent dans l'escarcelle de Prime Video, tandis que Rogers conserve les autres soirées sur Sportsnet et CBC. La plateforme d'Amazon avait déjà prouvé sa capacité à produire du hockey de qualité avec l'émission « Coast to Coast » le lundi, animée par des visages connus du hockey canadien.
La diffusion en français constitue un point important de l'accord. Prime Video s'engage à proposer une production distincte pour le public francophone, un impératif dans un marché où les Canadiens de Montréal et les partisans québécois pèsent lourd. Les détails de l'équipe de diffusion francophone n'ont pas encore été dévoilés, mais Rogers et Amazon promettent une couverture à la hauteur des attentes.
Pour les séries éliminatoires, Prime Video obtient chaque année deux séries complètes du premier tour et une du deuxième tour. Ces droits incluent la production, la diffusion et la couverture éditoriale. De quoi offrir aux abonnés un rendez-vous printanier de premier plan, au moment où l'audience du hockey atteint son pic.
Amazon muscle son catalogue sportif
Cet investissement s'inscrit dans une stratégie plus large d'Amazon dans le sport en direct. La plateforme diffuse déjà le Thursday Night Football de la NFL aux États-Unis, une partie de la NBA, de la Premier League anglaise et de Roland-Garros en France. Le hockey canadien représente toutefois un pari différent : il ne s'agit pas ici d'un sport parmi d'autres, mais du sport national, suivi avec une intensité quasi religieuse d'Halifax à Vancouver.
Le montant de la transaction entre Rogers et Prime Video n'a pas été rendu public. Mais au regard du contrat-cadre de 11 milliards et de la durée de l'engagement, les analystes estiment l'investissement d'Amazon à plusieurs centaines de millions de dollars par an. Un prix que le géant du e-commerce semble prêt à payer pour renforcer Prime comme un abonnement incontournable dans les foyers canadiens.
Reste une question : l'arrivée d'un diffuseur 100 % numérique sur une case aussi exposée va-t-elle accélérer la migration des audiences linéaires vers le streaming ? Les deux premières saisons du lundi soir sur Prime Video ont montré que l'audience suit quand le produit est bon. Avec douze ans devant elle, la plateforme a le temps de faire du mercredi soir un réflexe pour des millions de partisans.