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La Coupe du monde 2026 à peine refermée sur le sacre de l'Espagne, le football européen bascule sans transition dans sa saison des transferts. Si les premières semaines du mercato estival s'étaient déroulées dans l'ombre du tournoi nord-américain, la fin de la compétition libère désormais les énergies et les chéquiers. Le premier mois a déjà accouché de plusieurs mouvements records, et tout indique que le mois d'août sera plus agité encore.
La Premier League, machine à records
Sans surprise, c'est en Angleterre que les plus gros montants ont circulé.
Sans surprise, c'est en Angleterre que les plus gros montants ont circulé. Manchester City, qui prépare l'après-Guardiola sous la houlette de Thomas Tuchel, a frappé le plus fort : le transfert d'Elliot Anderson, milieu international de 23 ans venu de Nottingham Forest, s'est conclu pour 135 millions d'euros. Un record pour un joueur britannique, qui franchit allègrement la barre symbolique des 100 millions de livres sterling.
Tottenham n'a pas été en reste. Les Spurs ont d'abord arraché Sandro Tonali à Newcastle pour 108 millions d'euros, un montant qui pulvérise leur précédent record. Le club londonien a ensuite doublé la mise avec Mateus Fernandes, récupéré à West Ham contre 98 millions d'euros. Deux recrues qui redessinent entièrement l'entrejeu et envoient un signal clair aux cadors du championnat.
Derrière ce trio de tête, le FC Barcelone s'est offert Anthony Gordon pour 80 millions d'euros. L'ailier anglais, passé par Everton puis Newcastle, rejoint la Catalogne avec un contrat de cinq saisons. Sa mission : muscler un secteur offensif orphelin du Polonais Robert Lewandowski, parti cet été. L'AC Milan complète ce top 5 avec l'arrivée de Gonçalo Ramos, transféré du PSG contre 74 millions d'euros. Un chèque record pour les Rossoneri, qui misent sur le Portugais de 25 ans pour incarner leur projet sous Ruben Amorim.
Une Ligue 1 à l'heure des paris mesurés
Le championnat de France, longtemps contraint par des réalités économiques plus modestes que la Premier League, a montré des signes d'activité encourageants. Rennes a déboursé 22 millions d'euros pour attirer Eliezer Mayenda, jeune attaquant de Sunderland. Le Paris FC, ambitieux promu en Ligue 1, a misé 16 millions sur Pablo Pagis, révélation de Lorient la saison passée.
Monaco a réalisé un joli coup en obtenant Ansu Fati pour 11 millions. À 23 ans, l'ancien prodige de la Masia espère relancer une carrière trop longtemps freinée par les blessures. Le club de la Principauté a également sécurisé Sadibou Sané, défenseur central de Metz, pour 10 millions. Lille s'est renforcé avec Basar Önal, ailier turc de Nimègue recruté 12 millions. Lyon a attiré Mads Bidstrup, milieu danois du RB Salzbourg, pour 10,5 millions, tandis que Lens a chipé Michael Skoras à La Gantoise contre 6 millions. Des montants loin des sommets anglais, mais qui révèlent une Ligue 1 en mutation : plutôt que de subir l'exode de ses talents, le championnat parvient désormais à en attirer, misant sur des profils jeunes à fort potentiel de revente.
Et maintenant, la suite s'annonce explosive
Le mercato 2026 n'en est qu'à ses débuts. Chelsea s'apprête à officialiser Morgan Rogers pour 117 millions de livres sterling, soit environ 136 millions d'euros, un accord déjà trouvé avec Aston Villa et confirmé par la BBC. Le milieu anglais de 23 ans deviendrait le joueur le plus cher de l'histoire du club londonien, dépassant le record établi par Enzo Fernandez en 2023. Ce transfert, le quatrième à franchir la barre des 100 millions cet été, confirme l'inflation galopante du marché des milieux offensifs anglais.
Le PSG, amputé de Gonçalo Ramos, cherche activement à redessiner son attaque autour de Kylian Mbappé. Le Real Madrid, Manchester United et le Bayern Munich n'ont pas encore sorti leurs cartouches les plus lourdes. Le marché des gardiens, des latéraux et des attaquants de pointe reste très ouvert, et plusieurs internationaux sortis renforcés du Mondial américain pourraient voir leur cote grimper dans les prochains jours. Avec la Coupe du monde derrière eux, les directeurs sportifs vont pouvoir accélérer. La trêve estivale promet quelques nuits blanches dans les bureaux des clubs.