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La Summer League 2026 de la NBA a baissé le rideau dimanche soir à Las Vegas avec le sacre des Golden State Warriors, vainqueurs des Memphis Grizzlies en finale (94-90). Treize ans après leur dernier trophée estival dans le Nevada, les Californiens ont renversé une rencontre compromise — dix points de retard à l'entame du quatrième quart-temps — en s'appuyant sur Yaxel Lendeborg, élu MVP du tournoi. Au-delà du dénouement, cette édition a surtout offert dix jours de compétition à neuf jeunes Français, un contingent en nette diminution par rapport aux quatorze tricolores présents l'été dernier. Sans aucun rookie issu de la cuvée 2026 — Narcisse Ngoy, seul Français drafté en juin, rejoindra la NCAA la saison prochaine — le projecteur s'est recentré sur des joueurs déjà entraperçus en NBA, avec des fortunes diverses.
Penda, l'éclosion attendue
L'ailier du Magic, sélectionné au deuxième tour de la draft 2025, a reçu les clés de l'attaque d'Orlando et ne les a pas lâchées.
Parmi les Bleus du désert, Noah Penda a frappé fort. L'ailier du Magic, sélectionné au deuxième tour de la draft 2025, a reçu les clés de l'attaque d'Orlando et ne les a pas lâchées. Avec un temps de jeu généreux de 29,4 minutes en moyenne sur cinq rencontres, l'ancien joueur du Mans a pu exposer l'étendue de ses progrès. Ses statistiques traduisent une production complète : 15 points, 6,7 rebonds, 3,3 passes décisives, 1,7 interception et 2,7 contres par match.
Mais le chiffre le plus marquant se niche dans son adresse extérieure. Penda a converti 47,1 % de ses tentatives à trois points sur un volume de 5,7 tirs par rencontre, contre seulement 1,6 tentative en saison régulière. Son pourcentage global au tir (56 %) confirme une efficacité rare pour un joueur de son gabarit. Défensivement, sa capacité à switcher sur les postes extérieurs tout en protégeant le cercle en fait un atout précieux dans le schéma du Magic. « J'ai beaucoup travaillé pendant l'été et je pense que les résultats sont là », a-t-il sobrement commenté après sa campagne. Orlando, qui a besoin de profondeur sur les ailes, pourrait lui offrir des minutes régulières dès l'automne.
Beringer en une soirée, Raynaud en montagnes russes
Joan Beringer n'a eu droit qu'à un seul match sous le maillot des Timberwolves, mais l'intérieur de vingt ans en a fait une démonstration. Dix-huit points, onze rebonds et quatre contres : le Francilien a rappelé pourquoi Minnesota avait investi un choix de premier tour sur lui en 2025. Nate Bubes, qui dirigeait l'équipe sur le banc, a salué ses progrès techniques : « Tous les aspects de son jeu s'améliorent, y compris la maîtrise du ballon. » Une bonne nouvelle pour une raquette des Wolves allégée par les départs de Naz Reid et Julius Randle.
Le bilan est plus heurté pour Maxime Raynaud. Finaliste malheureux de la Summer League 2025 avec Sacramento, le pivot tricolore a livré deux prestations en totale opposition. Brillant contre Washington avec 20 points et 12 rebonds, il a sombré face à Brooklyn, rendant une copie indigeste de 3 points pour 7 balles perdues. De quoi mesurer le chemin qu'il lui reste à parcourir pour s'installer durablement dans la rotation californienne, même si son été bien plus abouti avec l'équipe de France invite à relativiser.
Pacôme Dadiet, sacré champion NBA avec les Knicks il y a tout juste un mois, n'a pas capitalisé sur son élan. Gêné par une maladresse chronique, il n'a pas affiché le niveau attendu pour un joueur de son statut. Tidjane Salaün, lui, a distillé quelques éclairs au scoring sans jamais vraiment enchaîner, tandis que Mohamed Diawara et Lucas Dufeal, invités à l'essai par Dallas, ont tenté de se faire une place dans un effectif particulièrement fourni.
Une fenêtre sur l'automne
Avec neuf représentants contre quatorze l'an passé, le contingent français a logiquement réduit la voilure. Victor Wembanyama et Bilal Coulibaly, déjà installés comme titulaires en NBA, n'ont plus rien à prouver dans ce tournoi de développement. La Summer League redevient ce qu'elle doit être : un laboratoire pour les seconds couteaux et une rampe de lancement pour les joueurs en quête de contrat ou de minutes. À ce titre, les performances de Penda et Beringer devraient peser favorablement dans les plans de leurs franchises au moment d'aborder le training camp, dans deux mois.
