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Magomed Ankalaev a renoué avec la victoire samedi 25 juillet à l'Etihad Arena d'Abu Dhabi, dominant Bogdan Guskov avant de l'arrêter par TKO au cinquième round. Le Russe, numéro un du classement des mi-lourds, efface ainsi sa défaite de janvier face à Alex Pereira et se replace en pole position pour une nouvelle chance au titre.
Le combat principal de cette Fight Night marquait le retour de l'UFC dans la capitale émiratie après plusieurs mois d'absence. Ankalaev, dont la dernière apparition remontait à l'UFC 310 où il s'était incliné face à Pereira par décision partagée, abordait ce rendez-vous avec la pression d'un numéro un mondial qui doit prouver qu'il mérite une nouvelle opportunité. Le Daghestanais n'avait tout simplement pas le droit à l'erreur.
Le combat principal de cette Fight Night marquait le retour de l'UFC dans la capitale émiratie après plusieurs mois d'absence.
Une domination patiente et méthodique
Ankalaev n'a jamais semblé en danger. Pendant quatre rounds, il a imposé une pression constante, mélange de kicks puissants et de contrôle au sol quand l'occasion se présentait. Guskov, plus explosif mais moins complet, a tenté d'abréger les échanges debout sans jamais trouver la faille. L'écart technique s'est creusé round après round, et le Russe semblait contrôler chaque aspect du combat avec une maîtrise presque déconcertante.
L'arrêt est intervenu à 2:41 de la cinquième reprise. Après un takedown parfaitement exécuté, Ankalaev a verrouillé Guskov au sol et enchaîné les coups jusqu'à l'intervention de l'arbitre. Une fin clinique qui rappelle pourquoi le Daghestanais de 33 ans reste le candidat le plus crédible pour détrôner Alex Pereira, même si le Brésilien l'avait battu par décision partagée en début d'année. Ce combat face à Pereira, d'une rare intensité, avait laissé un goût amer au Russe qui estimait avoir fait assez pour l'emporter. Samedi, il n'a laissé aucune place au doute.
Temirov fracasse Erceg et frappe à la porte du top 15
Le co-main event a livré l'un des KO les plus brutaux de la saison. Ramazan Temirov, non classé avant ce combat, a expédié l'ancien challenger au titre flyweight Steve Erceg dès le premier round. Un crochet du droit en contre a éteint l'Australien, qui restait pourtant sur deux victoires consécutives. Le contraste était saisissant entre l'expérience supposée d'Erceg et la démonstration de puissance du combattant ouzbek.
Pour Temirov, c'est bien plus qu'un exploit isolé. Le combattant ouzbek de 28 ans, inconnu du grand public il y a encore six mois, vient de signer son quatrième finish en quatre combats UFC. Le choc face à Erceg était présenté comme le test le plus relevé de sa carrière, et il l'a survolé avec une autorité qui a surpris jusqu'aux commentateurs les plus aguerris. Dana White a livré un commentaire sans équivoque en conférence de presse : « Ce gamin a quelque chose de spécial. » Le président de l'UFC, rarement avare de superlatifs mais toujours prudent dans ses projections, a laissé entendre qu'un adversaire du top 10 attend Temirov pour son prochain combat. Une progression éclair qui force le respect, quel que soit le prisme par lequel on l'observe.
Les autres faits marquants de la carte
Valter Walker a poursuivi sa série impressionnante chez les poids lourds en signant un cinquième succès consécutif par soumission au premier round. Le Brésilien, frère du champion Johnny Walker, impose un rythme que personne ne semble capable de suivre dans la division. La régularité avec laquelle il expédie ses adversaires avant la fin du premier round devient l'une des histoires les plus fascinantes de la catégorie.
Magomed Zaynukov a également brillé en dominant Damian Rzepecki sur l'ensemble des trois rounds dans la catégorie lightweight. Le Russe, encore invaincu en UFC, gravit les échelons sans faire de bruit mais avec une régularité qui force le respect. Son parcours rappelle que les carrières les plus solides se construisent souvent dans l'ombre des têtes d'affiche, combat après combat, sans éclat mais sans accroc.
La carte a livré six finishes sur douze combats, un ratio qui confirme la qualité du matchmaking pour ce retour à Abu Dhabi. Avec Pereira attendu en octobre pour défendre sa ceinture, Ankalaev se tient prêt. Après sa performance de samedi, difficile d'imaginer un autre nom en tête de la liste des prétendants chez les mi-lourds. Le Russe a fait exactement ce qu'on attendait de lui : gagner, et gagner de manière autoritaire.
