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L'ailier québécois Anthony Mantha a trouvé preneur. Après une saison de renaissance à Pittsburgh, le natif de Longueuil s'est engagé avec les Devils du New Jersey pour deux saisons et 9,5 millions de dollars, soit un salaire annuel moyen de 4,75 millions. Un contrat qui récompense la meilleure campagne de sa carrière et qui envoie un signal clair : les Devils veulent peser dans la Conférence Est dès l'automne prochain.
Un pari gagnant à Pittsburgh
Arrivé chez les Penguins à l'été 2025 avec un simple contrat d'un an à prouver, Mantha a saisi sa chance des deux mains.
Arrivé chez les Penguins à l'été 2025 avec un simple contrat d'un an à prouver, Mantha a saisi sa chance des deux mains. En 81 matchs de saison régulière, le puissant ailier de 31 ans a empilé 33 buts et 64 points — deux sommets personnels qui ont effacé les doutes nés de ses passages irréguliers à Washington, Vegas et Calgary. Ces trois destinations avaient vu un joueur talentueux mais inconstant, parfois spectaculaire, parfois transparent.
À Pittsburgh, tout a changé. Meilleur buteur des Penguins, Mantha s'est imposé comme une menace constante en avantage numérique et dans le trafic devant le filet, retrouvant la confiance qui avait fait de lui un choix de première ronde des Red Wings en 2013. Sa production en supériorité numérique a notamment rappelé pourquoi Detroit avait tant misé sur lui il y a dix ans.
Ce que Mantha apporte aux Devils
New Jersey sort d'une saison frustrante, éliminé de la course aux séries malgré un noyau jeune parmi les plus excitants de la LNH. L'arrivée de Mantha répond à un besoin identifié depuis des mois : de la taille (1,96 m, 106 kg), une présence physique devant le filet et une finition que l'équipe cherchait depuis le départ de Tyler Toffoli.
Le nouveau directeur général Sunny Mehta, qui a pris les rênes cet été dans la foulée d'une restructuration de la direction, en fait l'une de ses toutes premières signatures marquantes. Mantha rejoint un top-6 offensif où évoluent déjà Jack Hughes, Jesper Bratt et Nico Hischier — un environnement qui devrait lui offrir des espaces et des passeurs de premier plan, loin de la pression d'être le seul moteur offensif.
Avec près de 600 matchs en saison régulière (179 buts, 367 points) et plusieurs campagnes éliminatoires au compteur, le Québécois apporte aussi une expérience précieuse dans un vestiaire qui n'a goûté aux séries qu'une seule fois lors des sept dernières années.
Un parcours de résilience
Le chemin de Mantha n'a pas toujours été linéaire. Dominant dans la LHJMQ avec les Foreurs de Val-d'Or — meilleur pointeur et joueur par excellence du circuit, champion en 2014 — il a connu des hauts et des bas dans la LNH, entre blessures à répétition et baisses de régime. Son passage à Pittsburgh a tout relancé. Aujourd'hui, à 31 ans, il obtient la sécurité financière et le rôle qu'il recherchait depuis qu'il a quitté Detroit.
Le contrat est astucieusement structuré avec 5,4 millions la première année et 4,1 millions la seconde, une répartition qui donne de la flexibilité aux Devils pour la saison 2027-28, lorsque plusieurs jeunes joueurs clés arriveront en fin de contrat.
La suite s'écrira au Prudential Center dès le 29 septembre, date d'ouverture de la saison 2026-27 officialisée cette semaine par la LNH. Pour Mantha, après six équipes en dix ans, c'est peut-être enfin la stabilité qu'il méritait.