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Christian Dubé, un été à la patinoire : le technicien biennois au travail quand les autres coupent

Quand les joueurs du HC Bienne profitent de leurs derniers jours de vacances, leur entraîneur, lui, n'a jamais quitté la glace. Christian Dubé, arrivé sur le banc…

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Quand les joueurs du HC Bienne profitent de leurs derniers jours de vacances, leur entraîneur, lui, n'a jamais quitté la glace. Christian Dubé, arrivé sur le banc seelandais en janvier dernier, a passé l'été à arpenter les couloirs de la Tissot Arena. « Mon été ? À la patinoire ! », a-t-il confié à Planète Hockey dans un entretien publié ce week-end. Une immersion totale qui tranche avec les habitudes d'une profession où l'intersaison rime habituellement avec déconnexion.

Plongée dans la planète biennoise

Le contrat signé jusqu'en 2027 lui donne le temps de bâtir, et le Québécois d'origine n'entend pas en perdre une miette.

Depuis sa nomination le 21 janvier dernier, en remplacement du Suédois Martin Filander limogé après une première moitié de saison décevante, Christian Dubé s'est imposé comme la figure de proue du renouveau biennois. Le contrat signé jusqu'en 2027 lui donne le temps de bâtir, et le Québécois d'origine n'entend pas en perdre une miette.

Plutôt que de rentrer au Canada ou de s'offrir une escapade au soleil, Dubé a choisi de rester en Suisse. Il a exploré Bienne, ses infrastructures, ses clubs de jeunes, ses partenaires. « Presque tous ses collègues avaient hâte de couper avec le hockey », rapporte Planète Hockey. « Pas pour lui. » Le technicien de 48 ans veut comprendre l'ADN du club qu'il dirige, au-delà des résultats du samedi soir.

Avant Bienne, Dubé a marqué l'histoire de Fribourg-Gottéron. Directeur sportif à partir de 2015, entraîneur principal dès 2019, il a cumulé les fonctions pendant plusieurs saisons avant de céder les rênes à Gerd Zenhäusern. Son arrivée dans le Seeland a été perçue comme un signal fort envoyé par une direction désireuse de franchir un cap, comme le relatait la RTS en janvier.

Un pari déjà gagnant

Les premiers mois de Dubé à la tête du HCB ont dépassé les attentes. Arrivé dans une équipe en crise, il a redressé la barre et ramené les Seelandais en play-off au printemps 2026. Le quotidien 24 Heures évoquait dès janvier un « enthousiasme immense » autour de sa nomination, louant « une touche de glamour dans la cité ouvrière ».

Le directeur sportif Martin Steinegger ne cache pas sa satisfaction : « Christian Dubé incarne un hockey actif, intense et structuré », insistait-il auprès de Blick. Une philosophie qui a rapidement conquis un vestiaire en manque de repères après le départ de Filander. Le capitaine Gaëtan Haas et ses coéquipiers ont retrouvé « le plaisir d'aller à la patinoire », notait Léman Bleu en mars dernier.

Une saison pour confirmer

Le camp d'entraînement du HC Bienne ouvre dans quelques jours. Dubé disposera d'un effectif quasiment inchangé, renforcé par quelques ajustements ciblés. L'objectif affiché : décrocher une place dans le top 6 de la National League, synonyme de qualification directe pour les quarts de finale.

La saison dernière, Bienne avait dû batailler jusqu'à l'ultime semaine pour arracher son billet. Avec un entraîneur qui a sacrifié ses vacances pour mieux préparer la suite, le message est passé : l'ambition ne se décrète pas en septembre, elle se construit en août, dans le silence d'une patinoire estivale. Cette immersion précoce tranche avec les standards d'une ligue où les entraîneurs décompressent souvent jusqu'à la mi-août. Dubé, lui, a préféré la glace au sable fin, convaincu que les fondations d'une saison réussie se coulent dans l'ombre de l'été, loin des regards et des attentes. Pour un club qui ambitionne de s'installer durablement dans le haut du classement, ce choix en dit long sur la culture que le Québécois veut instaurer.

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