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Tyson Fury remonte sur un ring ce vendredi 24 juillet. Pas à Wembley ni à Las Vegas, mais au Max Muay Thai Stadium de Pattaya, une enceinte de deux mille places lovée dans la chaleur thaïlandaise. Face à lui, le Polonais Mariusz Wach, quarante-six ans, trente-neuf victoires pour treize défaites. Un vétéran endurci qui n'a jamais été mis KO en vingt ans de carrière. Mais ce combat de douze rounds, personne ne le verra en direct : le Britannique a choisi de fermer les caméras.
La décision a surpris jusqu'aux initiés. Netflix sera bien présent pour capter des images destinées à la série Bienvenue chez les Fury, mais aucune diffusion en direct n'est prévue, ni à la télévision ni en streaming. Fury justifie ce choix par la nature même de l'événement : une répétition générale, un galop d'entraînement avant le véritable objectif de l'année. « Ce n'est pas un spectacle, c'est du travail », a-t-il lâché dans un entretien accordé à ESPN.
Netflix sera bien présent pour capter des images destinées à la série Bienvenue chez les Fury, mais aucune diffusion en direct n'est prévue, ni à la télévision ni en streaming.
Un week-end à deux vitesses pour les poids lourds
Ce combat s'inscrit dans une mécanique désormais bien huilée. Pendant que Fury en découdra à Pattaya, Anthony Joshua sera à Riyad le lendemain, 25 juillet, face à Kristian Prenga. Deux combats de préparation, deux continents, un seul horizon : l'affrontement entre les deux Britanniques, attendu au quatrième trimestre 2026.
Eddie Hearn, promoteur de Joshua, a confirmé au printemps que le choc était signé. Reste à savoir où et quand exactement. Wembley tient la corde, mais l'Arabie saoudite n'a pas dit son dernier mot. Pour l'heure, chaque camp protège son boxeur. Une blessure, une contre-performance, et le château de cartes s'effondre. Les deux écuries le savent : ce mois de juillet est une traversée à risque.
Fury n'a plus combattu depuis sa défaite contre Oleksandr Usyk en décembre 2024. Seize mois sans monter sur un ring, une éternité pour un athlète de trente-sept ans. Ce face-à-face contre Wach, aussi modeste soit-il sur le papier, doit lui permettre de retrouver des repères sans prendre de risque inconsidéré. Le Polonais offrira une opposition honnête, rugueuse, sans menacer réellement le Gypsy King.
La ceinture humanitaire, l'autre enjeu de la soirée
Le combat ne se disputera pas pour un titre mondial, mais pour une ceinture d'un genre nouveau : la WBC METTA Humanitarian Belt. Une initiative portée par le World Boxing Council et soutenue par Fury, dont la fondation reverse les recettes de la billetterie à des œuvres caritatives. Plus de deux cent cinquante mille dollars auraient déjà été collectés via la vente des places. Une manière pour le Britannique de soigner son image à l'approche du méga-combat, tout en accomplissant un geste concret.
Les organisateurs ont misé sur une ambiance intimiste. Le Max Muay Thai Stadium, habituellement dédié aux combats de boxe thaïlandaise, accueillera un public restreint mais fervent. Fury, qui réside et s'entraîne dans la région depuis plusieurs mois, voulait un cadre familier, loin des projecteurs de Las Vegas ou de Riyad. Il l'a obtenu.
La pression monte pour le choc de l'année
Le duel Fury-Joshua est dans toutes les têtes. Les deux hommes se tournent autour depuis près de dix ans sans jamais avoir croisé les gants. Leur affrontement, s'il se concrétise, deviendra instantanément le plus gros combat de l'histoire de la boxe britannique, et probablement l'un des plus lucratifs tous sports confondus. Les chiffres avancés par les promoteurs évoquent une bourse globale dépassant les trois cents millions de dollars.
Fury a promis un spectacle. Joshua, de son côté, veut prouver qu'il reste le patron des lourds après sa victoire convaincante contre Filip Hrgovic en mars dernier. Les deux camps savent que le moindre faux pas ce week-end pourrait tout compromettre. Pour l'instant, la machine est lancée. Reste à voir si les deux locomotives arriveront à bon port sans dérailler en gare de Pattaya ou de Riyad.