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Accrochez la table de septembre au mur avec prudence, elle bougera vite. Mais après trois journées, le Paris FC et l'Olympique lyonnais ont déjà fabriqué une affiche qui intrigue : sept points chacun, une place dans le sillage de Monaco et un rendez-vous samedi à Jean-Bouin. Pour un promu parisien et un OL en reconstruction sportive, le décor est plus relevé qu'attendu.
Sept points, deux trajectoires
Les joueurs de Paulo Fonseca ont commencé par une victoire à Toulouse, ont laissé filer deux points contre Le Havre, puis ont remis la marche avant vendredi face à Auxerre.
Lyon n'a pas tout écrasé, mais Lyon avance. Les joueurs de Paulo Fonseca ont commencé par une victoire à Toulouse, ont laissé filer deux points contre Le Havre, puis ont remis la marche avant vendredi face à Auxerre. Le bilan n'a rien d'anecdotique : deux victoires, un nul, six buts marqués, deux encaissés, et surtout une invincibilité qui donne du calme à une équipe longtemps habituée aux débuts de saison nerveux.
Le Paris FC, lui, vit un début d'exercice autrement plus sonore. Le club parisien n'avait pas besoin d'un coup de projecteur forcé : il est allé le chercher au Vélodrome. Sa victoire 3-2 contre Marseille, dimanche, l'a installé à la deuxième place provisoire, juste devant Lyon à la différence de classement retenue par la Ligue. Sept points en trois matches pour un club revenu dans l'élite, c'est déjà une phrase que peu auraient écrite sans hésiter à la fin de l'été.
Monaco reste le seul club à neuf points. Derrière, Paris FC, Lyon, Lille et Rennes forment un paquet dense. La valeur du classement est encore fragile, mais elle dit une chose claire : certains outsiders ont démarré plus vite que des favoris supposés.
Sinayoko a changé le décor
Le match qui modifie la perception du Paris FC tient en un nom : Lassine Sinayoko. Auteur d'un triplé à Marseille, avec des buts aux 1re, 19e et 86e minutes, l'attaquant a offert au club de la capitale une victoire de référence. L'OM a répondu deux fois par Amine Gouiri, mais Paris a gardé assez de lucidité pour frapper le dernier.
Ce succès vaut plus que trois points parce qu'il a été obtenu à l'extérieur, dans un stade qui pèse, contre une équipe marseillaise déjà sous pression après deux défaites en trois journées. Le Paris FC a moins tenu le ballon, mais il a mieux utilisé ses temps forts. Pour un promu, ce genre de match sert souvent de raccourci : il installe de la croyance dans le vestiaire et change le regard des adversaires.
La réception de Lyon devient donc un test d'une autre nature. Paris ne pourra plus se présenter uniquement comme l'équipe fraîche qui découvre. Samedi, il devra assumer une place haute, une attente nouvelle et un adversaire qui a déjà vu ce championnat de près.
Lyon veut confirmer sans s'emballer
Pour l'OL, le déplacement à Jean-Bouin arrive au bon moment pour mesurer la solidité du départ. La victoire contre Auxerre a permis de passer le week-end sans urgence, mais le nul contre Le Havre rappelle que Lyon n'a pas encore tout stabilisé. Fonseca dispose d'une base encourageante, pas d'une garantie.
Le point intéressant se trouve dans l'équilibre. Lyon marque régulièrement, concède peu, et n'a pas encore connu de trou majeur. Dans une Ligue 1 où plusieurs gros noms cherchent déjà leur rythme, cette constance suffit à créer une fenêtre. Elle peut aussi devenir un piège si elle nourrit trop vite des conclusions.
Samedi, l'OL trouvera une équipe parisienne portée par l'élan, capable de courir, de punir les pertes de balle et de jouer sans complexe. Le souvenir du dernier Paris FC-OL, où Lyon avait mené largement avant d'être repris, ajoute une petite couche à l'affaire. Pas besoin d'en faire une rivalité : le match a déjà assez de matière.
Une affiche de septembre qui compte déjà
La quatrième journée ne décidera ni de l'Europe, ni du maintien, ni de la hiérarchie définitive. Elle peut en revanche dire qui possède déjà une marge mentale. Paris FC cherchera à prouver que Marseille n'était pas une parenthèse spectaculaire. Lyon voudra montrer que son invincibilité tient aussi loin de son confort.
Dans un championnat lancé tôt et serré, ces rendez-vous de début septembre valent parfois plus qu'ils n'en ont l'air. Ils dessinent les habitudes, installent les ambitions et rappellent aux poursuivants que Monaco n'attendra personne. Jean-Bouin aura donc droit à une affiche de dauphins, avec tout ce que le mot contient de provisoire, mais aussi de très sérieux.
