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Premier circuit en carrière pour Ali Sanchez, les Yankees déroulent à Chicago

Treize ans après avoir signé son premier contrat professionnel, passé par six organisations et usé ses genoux dans les ligues mineures, Ali Sanchez a vécu le moment dont…

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Treize ans après avoir signé son premier contrat professionnel, passé par six organisations et usé ses genoux dans les ligues mineures, Ali Sanchez a vécu le moment dont il rêvait dans un stade presque vide un soir d'été. Le receveur vénézuélien des Yankees a expédié son tout premier coup de circuit en Ligue majeure lundi soir à Chicago, une frappe de trois points en huitième manche qui a mis définitivement à l'abri des Yankees dominateurs face aux White Sox (9-5).

Le lanceur partant Max Fried, interrogé après la rencontre, n'a pas caché son émotion pour son coéquipier : « Il contribue et travaille sans relâche derrière le marbre. J'étais vraiment heureux pour lui. » Une sortie de mots qui dit beaucoup du respect gagné par Sanchez dans un effectif new-yorkais où les places sont chères. La balle du circuit, une rapide de Sean Newcomb laissée en plein cœur de la zone, a parcouru 398 pieds avant d'atterrir dans les gradins du champ gauche.

Le lanceur partant Max Fried, interrogé après la rencontre, n'a pas caché son émotion pour son coéquipier : « Il contribue et travaille sans relâche derrière le marbre.

Le long chemin d'un receveur de l'ombre

Sanchez, 28 ans, n'était pas programmé pour les feux de la rampe. Signé par les Mets en 2014, échangé, libéré, repêché, il a traversé les systèmes de formation des Cardinals, des Pirates et des Cubs avant d'atterrir dans le Bronx en 2026 comme solution de profondeur. Sa carte de visite tenait en un mot : défense. Sa réputation de cadreur de lancers et de gestionnaire de staff lanceur lui a valu la confiance du manager Aaron Boone dans un rôle de suppléant.

Lundi soir, c'est pourtant avec la batte qu'il a écrit sa plus belle ligne de statistiques. Face au releveur gaucher Sean Newcomb, Sanchez a attaqué une balle rapide en milieu de zone et l'a déposée dans les gradins du champ gauche, déclenchant une célébration discrète mais sincère dans l'abri visiteur. Ses coéquipiers l'ont accueilli avec une haie d'honneur improvisée, un rituel réservé aux premières fois qui en dit long sur la popularité du Vénézuélien dans le vestiaire. Le circuit n'était que le cinquième coup sûr de sa carrière en MLB, mais il vaut trois points et une victoire.

Fried assure, l'attaque new-yorkaise carbure

Le succès des Yankees ne s'est pas joué uniquement sur l'exploit personnel de leur receveur. Max Fried, pour son deuxième départ depuis son retour de la liste des blessés, a livré une prestation solide qui confirme son retour en forme. Le gaucher avait blanchi Pittsburgh sur cinq manches lors de sa précédente sortie ; à Chicago, il a tenu les White Sox à distance suffisamment longtemps pour permettre à son attaque de faire la différence.

New York a construit son avance par touches : un point en troisième manche, deux en cinquième, puis l'explosion de la huitième manche avec quatre points dont le circuit de Sanchez. La défense n'a pas été en reste avec un relais parfait pour retirer Colson Montgomery au marbre en première manche, un jeu qui a donné le ton défensif de la soirée. Boone a souligné après le match l'importance de ces points produits par le bas du lineup, un secteur qui pesait peu dans la production offensive new-yorkaise depuis le début de saison.

Une dynamique à confirmer

Avec cette victoire, les Yankees poursuivent leur remodelage après une première moitié de saison en demi-teinte. Le retour de Fried à son meilleur niveau et l'émergence de profils comme Sanchez en sortie de banc dessinent une profondeur d'effectif qui faisait défaut au printemps. Le prochain rendez-vous contre des White Sox en reconstruction — Chicago affiche le pire bilan de la Ligue américaine — offre une fenêtre pour capitaliser avant un mois d'août qui s'annonce autrement plus corsé. Pour Sanchez, cette soirée dans l'Illinois restera quoi qu'il arrive comme le point d'orgue d'une carrière construite à force de patience et de départs à l'aube vers des stades de ligues mineures que personne ne regarde.

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