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Turin se rapproche avec Zverev en tête, Alcaraz qualifié et Shelton lancé

L’US Open a laissé plus qu’un trophée dans les mains d’Alexander Zverev. Il a aussi rebattu la course aux ATP Finals, avec un Allemand désormais devant Jannik Sinner au…

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L’US Open a laissé plus qu’un trophée dans les mains d’Alexander Zverev. Il a aussi rebattu la course aux ATP Finals, avec un Allemand désormais devant Jannik Sinner au classement annuel, Carlos Alcaraz officiellement qualifié pour Turin et Ben Shelton installé dans une position solide après sa première finale majeure. À deux mois du rendez-vous italien, la fin de saison masculine a gagné une tension très concrète : il ne s’agit plus seulement d’aller chercher des titres, mais aussi de verrouiller les dernières places et, pour Zverev, de viser la première place mondiale de fin d’année.

Zverev change le décor

Sportivement, il lui a offert un deuxième titre du Grand Chelem en 2026 après Roland-Garros.

Le sacre new-yorkais de Zverev a pesé double. Sportivement, il lui a offert un deuxième titre du Grand Chelem en 2026 après Roland-Garros. Comptablement, il l’a propulsé en tête de la Race, devant Sinner, avec 8 650 points contre 7 950 pour l’Italien dans le pointage publié après l’US Open.

Ce détail n’en est pas un. La Race n’est pas le classement ATP classique, mais elle dit beaucoup de la saison en cours. Elle sert aussi de baromètre pour la lutte au numéro 1 de fin d’année. Zverev reste derrière Sinner au classement mondial, mais l’écart s’est resserré et la pression s’est déplacée : l’Allemand a moins de points à défendre d’ici novembre, ce qui lui donne une vraie marge offensive.

Son parcours américain a surtout changé le ton autour de sa saison. Longtemps présenté comme un joueur placé, parfois empêché au moment de conclure, Zverev arrive dans l’automne avec deux majeurs dans la même année, une finale à Wimbledon et une régularité qui ne ressemble plus à une promesse. Les chiffres ont cessé de lui demander d’attendre son tour.

Alcaraz tient son billet malgré une saison hachée

Carlos Alcaraz a lui aussi validé sa présence aux ATP Finals. L’ATP a officialisé sa qualification le 16 septembre, rejoignant Sinner et Zverev parmi les joueurs déjà assurés de disputer le Masters de fin de saison, prévu du 15 au 22 novembre à l’Inalpi Arena de Turin.

Le cas de l’Espagnol est particulier. Il a remporté l’Open d’Australie, bouclant au passage le Grand Chelem en carrière, mais sa saison a été coupée par une blessure au poignet. Son quart de finale à l’US Open, perdu face à Shelton au terme d’un match serré, n’a pas suffi à préserver son rang dans la Race. Il reste qualifié, mais il n’arrive pas en patron naturel de l’automne.

C’est peut-être ce qui rend son dossier intéressant. Alcaraz n’a plus à courir après le billet pour Turin ; il peut désormais courir après le rythme, les repères et quelques trophées qui manquent encore à son inventaire. Shanghai, Paris et le Masters restent des terrains où il a davantage à prouver qu’à défendre.

Shelton n’est plus une surprise de passage

Ben Shelton occupe la troisième place de la Race après sa finale à Flushing Meadows. La défaite contre Zverev a prolongé l’attente américaine en Grand Chelem masculin, toujours ouverte depuis Andy Roddick en 2003, mais elle a aussi confirmé que Shelton n’est plus seulement un serveur spectaculaire capable d’enflammer une quinzaine.

Son US Open a frappé parce qu’il a battu Alcaraz, tenu la distance sur la quinzaine et franchi un cap dans la hiérarchie. La finale a rappelé ses limites du moment, notamment face à un adversaire plus stable dans les séquences décisives, mais son classement annuel lui donne désormais un coussin précieux pour viser Turin.

Derrière lui, la bataille reste dense. Flavio Cobolli, Frances Tiafoe, Arthur Fils, Daniil Medvedev, Rafael Jodar et Taylor Fritz se tiennent dans une zone où chaque Masters 1000 peut renverser l’ordre. La course aux dernières places promet donc moins une ligne droite qu’un embouteillage nerveux, avec de gros points encore en jeu.

Une fin de saison qui compte vraiment

Le Masters de Turin a parfois servi de bonus doré pour joueurs déjà repus. Cette année, il ressemble plutôt à un carrefour. Zverev peut y arriver avec l’ambition de finir l’année tout en haut. Sinner doit protéger son statut après avoir manqué l’US Open. Alcaraz veut transformer une qualification acquise en vrai rebond. Shelton, lui, a l’occasion de prouver que son été n’était pas une parenthèse américaine.

Il reste encore assez de semaines pour corriger, perdre ou bonifier une saison. C’est précisément ce qui donne du relief à cette Race : les billets ne racontent pas seulement qui a bien joué jusque-là, ils indiquent qui aura encore quelque chose de brûlant à défendre en novembre.

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