Football américain

Jahmyr Gibbs devient le running back le mieux payé de la NFL : Detroit mise 75 millions

Jahmyr Gibbs n'a pas touché un ballon pendant huit jours. Pourtant, c'est bien sur le terrain des négociations que le coureur des Detroit Lions vient de signer la plus…

Partager

Rédigé avec l’assistance d’outils d’intelligence artificielle et vérifié par des contrôles automatisés.

Jahmyr Gibbs n'a pas touché un ballon pendant huit jours. Pourtant, c'est bien sur le terrain des négociations que le coureur des Detroit Lions vient de signer la plus grosse performance de sa jeune carrière. Jeudi dernier, le joueur de 24 ans a paraphé une prolongation de trois ans pour 75,75 millions de dollars, devenant le running back le mieux rémunéré de l'histoire de la NFL.

Huit jours de silence, un contrat historique

Gibbs est resté à l'écart du camp d'entraînement de Detroit pendant plus d'une semaine.

Gibbs est resté à l'écart du camp d'entraînement de Detroit pendant plus d'une semaine. Pas de blessure, pas de conflit public : un hold-in, cette pratique désormais courante où un joueur se présente aux installations sans participer aux exercices collectifs, le temps que son contrat soit renégocié. Vendredi, devant les caméras, le coureur n'a pas caché son soulagement. « Ce processus a été extrêmement stressant », a-t-il confié, évoquant des nuits écourtées et une impatience grandissante à retrouver ses coéquipiers. Dès le lendemain de la signature, il a enfilé le casque pour une première séance d'étirements et de reconnaissance tactique. La machine est relancée.

Le montant de l'accord dépasse les 25 millions annuels, une barre inimaginable pour un poste de running back il y a encore trois ans. À titre de comparaison, Christian McCaffrey plafonnait à 19 millions par saison en 2024. Le marché a basculé.

Une vague de contrats qui redessine le poste

Le deal de Gibbs ne sort pas de nulle part. Il s'inscrit dans une séquence exceptionnelle pour les coureurs vedettes de la ligue. En juillet, Bijan Robinson (Falcons) avait posé la première pierre avec un contrat massif, suivi quelques jours plus tard par Jonathan Taylor (Colts). Gibbs ferme la marche, et chaque nouveau paraphe a poussé le précédent vers le haut. Les trois hommes ont moins de 26 ans, cumulent des saisons à plus de 1 500 yards depuis la ligne d'engagement et incarnent le retour en grâce d'un poste que les directeurs sportifs avaient délaissé au profit des quarterbacks et des receveurs.

Dan Campbell, l'entraîneur de Detroit, n'a jamais caché sa philosophie : un jeu au sol dominant reste la colonne vertébrale d'une attaque capable de gagner en janvier. Gibbs, avec sa capacité à casser les plaquages en espace ouvert et à réceptionner dans le trafic, est le bras armé de ce projet.

Detroit, une fenêtre qui se referme

Les Lions sortent d'une saison 2025 en demi-teinte, éliminés prématurément en playoffs après avoir tutoyé le Super Bowl l'année précédente. Prolonger Gibbs, c'est verrouiller l'un des piliers offensifs pour les trois prochaines campagnes et envoyer un signal clair au vestiaire : la direction croit encore à ce groupe. Avec Amon-Ra St. Brown et un Jared Goff stabilisé, l'attaque de Detroit possède tous les arguments pour rivaliser avec les 49ers et les Eagles dans la conférence NFC.

Reste une inconnue : la capacité de Gibbs à encaisser la charge physique. La saison dernière, il a manqué quatre matchs sur blessure. Le staff médical des Lions a adapté son programme de présaison pour le monter en puissance progressivement.

Le premier test arrive vite. Detroit ouvre sa saison le 10 septembre face aux Chicago Bears dans un Soldier Field toujours bruyant. Le coordinateur offensif Ben Johnson a déjà annoncé qu'il souhaitait impliquer Gibbs dans une trentaine de touches par match, un volume qui justifie en partie l'investissement consenti par la franchise. Gibbs aura alors l'occasion de prouver que son nouveau contrat n'était pas une récompense, mais un investissement.

Partager
Toutes les actualités