Baseball

Ohtani privé de lancer par un genou douloureux, les Dodgers naviguent à vue

Shohei Ohtani n'a plus lancé depuis le 3 juillet. La superstar japonaise des Dodgers vit avec un genou gauche récalcitrant depuis la mi-juin et un biceps droit qui…

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Shohei Ohtani n'a plus lancé depuis le 3 juillet. La superstar japonaise des Dodgers vit avec un genou gauche récalcitrant depuis la mi-juin et un biceps droit qui complique le tableau. Andrew Friedman, le président des opérations baseball, l'a dit sans détour : sans ce genou, Ohtani serait déjà sur le monticule. En attendant, il se contente de frapper. Et il frappe encore fort.

Un genou, un biceps, zéro lancer depuis un mois

Il n'est pas remonté sur le monticule depuis le 3 juillet, et aucune date de retour au lancer n'a été communiquée par le club.

Le 11 juin, Ohtani ressent une gêne au genou gauche. On pense alors à une simple inflammation passagère. Sept semaines plus tard, le constat est plus lourd : la star de 32 ans a reçu une injection de lubrifiant pendant la pause du All-Star Game, qu'il a délibérément manquée pour rester à Los Angeles et soigner l'articulation. Il n'est pas remonté sur le monticule depuis le 3 juillet, et aucune date de retour au lancer n'a été communiquée par le club.

Le 29 juillet, Ohtani a révélé à l'Associated Press qu'un problème au biceps droit s'était ajouté à l'équation. Le muscle, sollicité différemment lorsque le genou compense, ralentit la remise en forme. Les Dodgers ne veulent prendre aucun risque : envoyer un lanceur au mécanisme altéré sur la butte, c'est ouvrir la porte à une lésion du coude ou de l'épaule qui effacerait le reste de sa saison.

Frappeur désigné, frappeur efficace

Privé de son rôle de lanceur, Ohtani reste un atout offensif de premier plan. Le 28 juillet face aux Mariners de Seattle, il a expédié une offrande de Luis Castillo à 432 pieds du marbre, à 109,1 mph de vitesse de sortie. Un leadoff home run, son vingt-troisième de la saison et le dixième en première manche en 2026. Les Dodgers se sont inclinés 7-6 ce soir-là, mais la démonstration de puissance a rappelé pourquoi le club tolère l'absence de son bras : même diminué, Ohtani change le visage d'un match en un coup de batte.

Dave Roberts, le manager, alterne jours de repos et présence dans l'alignement. L'équipe ménage le Japonais en le cantonnant au rôle de frappeur désigné, sachant que les appuis au bâton sollicitent moins le genou que la poussée explosive nécessaire à un lancer. Les chiffres de juillet restent solides : une moyenne au bâton qui flirte avec les .290 et une production de points constante au cœur de l'ordre offensif.

Une saison à deux visages

La rotation partait pourtant sur des bases solides. Privée de Walker Buehler, parti en agence libre l'hiver dernier, elle reposait sur le trident Ohtani-Glasnow-Yamamoto. Sans le premier, Roberts doit bricoler. Justin Wrobleski et Landon Knack découvrent les contraintes du cinq jours de repos, et le bullpen, sollicité plus tôt qu'à l'accoutumée, montre des signes d'usure depuis la reprise post-All-Star.

Friedman a indiqué que la priorité absolue était de récupérer Ohtani lanceur pour les séries éliminatoires, quitte à ce qu'il ne lance plus un seul match de saison régulière. Le calcul est transparent : un Ohtani à 80 % de ses moyens en octobre vaut mieux qu'un Ohtani cassé en septembre. Les supporters de Chavez Ravine, qui l'ont vu soulever le trophée des World Series en 2024 et 2025, connaissent la chanson.

La rééducation se poursuit au centre d'entraînement de Camelback Ranch, en Arizona. L'équipe médicale ajuste les charges au jour le jour. Chaque session de physiothérapie rapproche ou éloigne le retour du phénomène nippon. Une chose est sûre : les Dodgers iront aussi loin que le genou de leur superstar les portera.

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