Basketball

Les Bleuettes U18 corrigent la Finlande et défient l'Espagne pour l'or européen

Une heure et demie de maîtrise absolue. L'équipe de France féminine U18 a composté son billet pour la finale de l'EuroBasket en surclassant la Finlande vendredi soir à…

Partager

Rédigé avec l’assistance d’outils d’intelligence artificielle et vérifié par des contrôles automatisés.

Une heure et demie de maîtrise absolue. L'équipe de France féminine U18 a composté son billet pour la finale de l'EuroBasket en surclassant la Finlande vendredi soir à Kista, dans la banlieue de Stockholm. Le score final dit l'ampleur de la performance : 78-51. La manière, elle, en dit encore plus long sur le potentiel de cette génération.

Emmenées par une défense agressive et une circulation de balle qui a constamment déséquilibré le bloc finlandais, les joueuses de Julien Egloff ont pris les commandes dès le premier quart-temps et n'ont jamais desserré l'étreinte. À la pause, l'écart tutoyait déjà les vingt points. La seconde période a confirmé l'impression : une équipe de France mature, collectivement rodée, qui a effacé le souvenir douloureux de la finale de l'Euro U16 perdue face à ces mêmes Finlandaises il y a deux ans. Un revers qui avait laissé des traces, et que les Bleuettes ont méthodiquement refermé vendredi soir.

Un revers qui avait laissé des traces, et que les Bleuettes ont méthodiquement refermé vendredi soir.

Une défense de fer et une attaque à plusieurs têtes

Le chiffre le plus frappant de cette demi-finale reste les 51 points concédés. Aucune adversaire des Bleuettes dans ce tournoi n'est parvenue à dépasser les 55 unités, et la Finlande, pourtant réputée pour son adresse extérieure, a terminé la rencontre avec un pourcentage famélique à trois points. La clé : des rotations défensives huilées et une pression constante sur les lignes de passe qui ont asphyxié la meneuse finlandaise, limitée à une production offensive quasi nulle.

Offensivement, la France n'a pas eu besoin d'une héroïne isolée. L'attaque s'est répartie entre quatre joueuses à plus de dix points, avec une adresse globale supérieure à 48 %. Cette diversité offensive, rare à cet âge, constitue l'atout maître d'un groupe qui semble avoir digéré mieux que quiconque les exigences du basket FIBA moderne. La balle a circulé avec une fluidité remarquable, et le nombre de passes décisives collectives traduit un altruisme qui fait la différence dans les matches couperets.

Un classique France-Espagne pour le titre

En finale ce dimanche soir (20h30), ce sont les Espagnoles qui se dressent sur la route des Tricolores. L'affiche est devenue un classique des catégories jeunes : les deux nations trustent les podiums européens depuis une décennie. Cette année encore, l'Espagne a écarté la Serbie dans l'autre demi-finale au terme d'un match plus disputé.

La Roja présentera un défi différent : plus de taille dans la raquette, un jeu de transition rapide et une confiance bâtie sur un parcours quasi parfait. Mais ces Bleuettes ont montré contre la Finlande qu'elles savaient imposer leur rythme à n'importe quelle opposition. Le Centre des congrès de Kista, qui a vibré pour le dunk à deux mains d'Alicia Tournebize — l'intérieure de Bourges, 17 ans et 1,94 m — plus tôt dans le tournoi, s'apprête à accueillir une finale qui pourrait asseoir la nouvelle vague du basket féminin français.

L'équipe de France U18 masculine, elle, avait décroché l'argent l'été dernier. Les filles veulent désormais faire mieux, et le match de vendredi a prouvé qu'elles en ont les moyens. Rendez-vous ce soir pour savoir si la génération 2008 ramènera l'or de Suède. Une chose est sûre : quel que soit le résultat, ce groupe a déjà marqué les esprits bien au-delà de son âge.

Voir nos pronostics basketNBA, Euroligue et championnats
Partager
Toutes les actualités