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LeBron James paralyse la NBA : « J'aimerais qu'il annonce enfin son choix », lâche Adam Silver

La NBA tout entière retient son souffle. Depuis l'annonce officielle de son départ des Los Angeles Lakers le 30 juin dernier, LeBron James est devenu le centre de…

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La NBA tout entière retient son souffle. Depuis l'annonce officielle de son départ des Los Angeles Lakers le 30 juin dernier, LeBron James est devenu le centre de gravité d'une intersaison à l'arrêt. Et ce jeudi 17 juillet, c'est le patron de la ligue lui-même qui a craqué. « Nous devons terminer le calendrier, et l'endroit où LeBron jouera aura forcément une influence sur celui-ci, a expliqué Adam Silver sur CNBC. J'aimerais qu'il fasse enfin son annonce. »

Dix-sept jours que l'icône aux quatre bagues laisse planer le doute. Cleveland, Miami, Golden State, Philadelphie, Minnesota : la liste des prétendants varie selon les heures, alimentée par une noria de rumeurs que personne ne parvient à confirmer. Même Brian Windhorst, le journaliste ESPN qui suit James depuis le lycée d'Akron, reconnaît son impuissance. « Les équipes qui tentent de le recruter se concertent entre elles, et elles me contactent pour me demander ce que j'entends dire. Aucune information n'est venue de LeBron ni de Rich Paul », a-t-il confessé.

Cleveland, Miami, Golden State, Philadelphie, Minnesota : la liste des prétendants varie selon les heures, alimentée par une noria de rumeurs que personne ne parvient à confirmer.

« De la mise en scène », accuse un ancien champion NBA

Kendrick Perkins, champion NBA 2008 avec Boston devenu consultant vedette d'ESPN, ne mâche pas ses mots. « À ce stade, le mot qui décrit le mieux ce que fait LeBron James, c'est de la mise en scène. Je pense qu'il sait déjà où il veut aller. Il adore toute cette attention », a-t-il lancé dans l'émission First Take. Une analyse partagée par de nombreux observateurs, qui rappellent que le natif de l'Ohio avait déjà transformé sa free agency 2010 en show télévisé avec le fameux « The Decision ».

Le timing interroge. La Coupe du monde de football, qui entre dans sa dernière semaine aux États-Unis, monopolise l'attention médiatique mondiale. Certains y voient un calcul : attendre la fin du Mondial pour que l'annonce de sa destination écrase toute l'actualité sportive. À 41 ans, King James maîtrise son storytelling comme personne.

Pat Riley allume la mèche à Miami

Le président du Miami Heat a jeté de l'huile sur le feu jeudi. Présentant Giannis Antetokounmpo, fraîchement débarqué en Floride, Pat Riley a glissé une petite phrase qui a affolé la planète basket : « Nous avons réussi à poser l'avion. Maintenant, il y en a un autre à poser. » Le message est à peine codé. Miami, où James a déjà décroché deux titres entre 2010 et 2014, tiendrait la corde dans ce feuilleton aux allures de thriller.

Pourtant, c'est bien le commissioner qui détient la clé la plus concrète. Silver a confirmé que la décision de James « influencera la première semaine de compétition, les matches de Noël », soit les plus grosses audiences de la saison régulière. Aucun joueur dans l'histoire du sport américain n'a jamais eu un tel pouvoir de nuisance — ou d'attraction — sur le calendrier d'une ligue majeure.

LeBron James tournait encore à 20,9 points, 6,1 rebonds et 7,2 passes de moyenne la saison dernière. À 41 ans, pour sa 24e saison, il reste l'atout marketing absolu. La NBA, les franchises, les diffuseurs et des millions de fans sont suspendus au prochain épisode d'un feuilleton qui, décidément, n'en finit plus de fasciner.

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