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Kuminga, agent libre le plus convoité de l'été : Cleveland et les Lakers accélèrent

Le feuilleton Jonathan Kuminga entre dans son dernier acte. L'ailier congolais de 23 ans, septième choix de la draft 2021, est libre de tout contrat après une saison en…

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Le feuilleton Jonathan Kuminga entre dans son dernier acte. L'ailier congolais de 23 ans, septième choix de la draft 2021, est libre de tout contrat après une saison en dents de scie chez les Hawks d'Atlanta. Et à quatre mois de la reprise, son téléphone n'a jamais autant sonné. D'après Joe Vardon de The Athletic, une « attirance mutuelle » existe entre Kuminga et les Cavaliers de Cleveland. Les Lakers de Los Angeles, de leur côté, continuent de pousser leurs pions.

Le marché des ailiers a rarement été aussi mince un 31 juillet. Kuminga le sait. Son camp cherche un contrat situé entre 14 et 18 millions de dollars annuels, une fourchette qui exclut les simples prétendants et ne laisse en lice que les franchises prêtes à investir sur le long terme.

LeBron James a choisi Philadelphie, laissant un vide abyssal dans l'effectif et dans le cœur des supporters.

Cleveland, le projet qui coche toutes les cases

Les Cavaliers sortent d'un été douloureux. LeBron James a choisi Philadelphie, laissant un vide abyssal dans l'effectif et dans le cœur des supporters. Darius Garland, Evan Mobley et Jarrett Allen forment un noyau jeune et compétitif, mais il manque un créateur sur l'aile — quelqu'un capable de poser le ballon au sol, d'attaquer le cercle et de défendre sur trois postes.

Kuminga correspond à ce moule. À Atlanta, il a compilé des moyennes en progression malgré un temps de jeu irrégulier et un rôle mal défini. Les chiffres bruts ne racontent pas tout : son pourcentage aux tirs dans la raquette, sa capacité à provoquer des fautes et ses progrès défensifs dessinent un joueur encore brut mais dont le plafond reste élevé. Kenny Atkinson, le coach des Cavs, a bâti sa réputation sur le développement des jeunes ailiers. L'argument est puissant.

Le seul obstacle : Cleveland doit passer par un sign-and-trade avec Atlanta, qui détient encore les droits du joueur. Les Hawks, en reconstruction discrète, exigent un premier tour de draft en retour — ou un jeune sous contrat abordable. Les discussions patinent sur ce point depuis dix jours.

Les Lakers en embuscade, mais avec quels atouts ?

Los Angeles a perdu LeBron mais n'a pas renoncé à exister. Rob Pelinka, le manager général, voit en Kuminga une pièce de transition entre l'ère James et le futur représenté par Austin Reaves et Rui Hachimura. Le problème, c'est que les Lakers n'ont presque plus de marge salariale après avoir absorbé plusieurs contrats moyens cet été.

Pour attirer Kuminga, ils doivent convaincre Atlanta d'accepter un package de seconds tours de draft et de joueurs au salaire minimum. Même dans une ligue où les sign-and-trade se négocient parfois pour une bouchée de pain, l'offre californienne paraît légère. Pourtant, le simple fait que le nom des Lakers reste dans la conversation indique que le clan Kuminga n'a pas encore tranché.

Le précédent qui inquiète

Kuminga a déjà brûlé une chance. À Golden State, son talent crevait les yeux mais son irrégularité a fini par user Steve Kerr. Les Warriors l'ont échangé à Atlanta en janvier dernier, un départ qui ressemblait autant à un constat d'échec qu'à une libération. Depuis, le joueur répète en privé qu'il a « compris ce qu'on attendait d'un professionnel ».

Les recruteurs qui l'ont observé cet été notent un changement d'attitude : plus de travail avant l'entraînement, moins de distractions hors terrain, une écoute plus franche des coaches. Reste à savoir si cette maturation survivra au confort d'un contrat garanti de 50 ou 60 millions.

Kuminga devrait prendre sa décision avant la mi-août. Les Cavaliers tiennent la corde, les Lakers espèrent un retournement, et une troisième équipe — Milwaukee ou Sacramento, selon les rumeurs — pourrait surgir au dernier moment. Dans une free agency qui a surtout vu les stars filer dès la première semaine, le feuilleton Kuminga est devenu, presque par défaut, le dernier vrai suspense de l'été NBA.

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