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McDavid adoube le nouveau visage d'Edmonton : les Oilers version Babcock à l'assaut de 2027

Connor McDavid n'est pas du genre à distribuer les compliments sans les peser. Alors quand le capitaine des Oilers qualifie d'« excitants » les mouvements de son club…

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Connor McDavid n'est pas du genre à distribuer les compliments sans les peser. Alors quand le capitaine des Oilers qualifie d'« excitants » les mouvements de son club pendant l'intersaison, Edmonton dresse l'oreille. La preview officielle NHL.com de la série 32 en 32, publiée ce 11 août, dresse le portrait d'une équipe qui a choisi de se réinventer après une élimination brutale au deuxième tour des playoffs 2025. Avec Mike Babcock aux commandes et deux nouveaux gardiens dans la cage, les Oilers misent sur un électrochoc.

L'ombre de Babcock plane sur le vestiaire

Le choix de Mike Babcock comme entraîneur-chef a surpris plus d'un observateur en juin dernier.

Le choix de Mike Babcock comme entraîneur-chef a surpris plus d'un observateur en juin dernier. L'ancien coach de Detroit et Toronto, réputé pour sa rigueur parfois abrasive, n'avait plus dirigé un banc de NHL depuis 2019. McDavid, pourtant, a publiquement soutenu la nomination avant même le camp estival. « C'est une nouvelle identité, et j'y adhère totalement », avait-il déclaré fin juin dans un entretien à Yahoo Sports. Le ton est donné : fini le hockey de transition trop permissif, place à une structure défensive que Babcock martèle depuis ses premiers jours au Rogers Place.

L'effectif a suivi le mouvement. Les Oilers ont ciblé deux postes clés : la cage et la profondeur défensive. Frederik Andersen, arraché à Carolina, apporte son expérience de 500 matchs NHL et un pourcentage d'arrêts en carrière supérieur à 0,915. Devon Levi, 24 ans, débarque de Buffalo avec un potentiel encore brut mais une explosivité qui a séduit le directeur général. Derrière eux, la ligne bleue s'appuie toujours sur Darnell Nurse et Evan Bouchard, mais Babcock exige désormais un repli plus compact des ailiers. Le coach martèle aussi un système de couverture homme-à-homme dans la zone défensive, une philosophie qui tranche avec la couverture zonale trop souvent percée la saison dernière. Les vétérans du vestiaire, Nurse en tête, ont évoqué des entraînements plus exigeants physiquement que tout ce qu'ils ont connu depuis l'ère Todd McLellan.

McDavid, l'horloge tourne

Le nouveau contrat de McDavid, signé en 2025, court jusqu'en 2028 mais inclut une clause de sortie à l'été 2027. Autrement dit, Edmonton dispose de deux saisons pour convaincre son joyau que la Coupe Stanley est accessible ici plutôt qu'ailleurs. La pression est d'autant plus forte que Leon Draisaitl, l'autre tour de contrôle offensive, approche lui aussi de sa dernière année de contrat actuel.

Le calendrier 2026-27 offre un démarrage taillé pour la confiance : les six premiers matchs opposent Edmonton à des rivaux de la division Pacifique, dont un déplacement à Vegas et une réception de Seattle. Un départ canon est impératif. L'effectif remodelé devrait permettre à Babcock de déployer trois trios offensifs équilibrés, avec Ryan Nugent-Hopkins en plaque tournante et une troisième ligne renforcée par les retours de joueurs de soutien.

La saison dernière, Edmonton avait terminé à 41 victoires pour 41 défaites, un bilan médiocre pour un prétendant. Avec Andersen dans les buts, l'équipe espère réduire de vingt buts son total de buts encaissés. Si Babcock parvient à imposer sa patte sans casser la créativité de ses vedettes, les Oilers pourraient redevenir l'épouvantail de l'Ouest. La réponse commence le 8 octobre contre Calgary. McDavid, lui, a déjà choisi son camp.

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