Baseball

Quatre circuits à Wrigley : les Cubs font plonger les Dodgers dans une spirale inquiétante

Lundi soir, Wrigley Field a grondé comme aux plus belles heures d'octobre. Les Chicago Cubs ont renversé des Dodgers partis en trombe pour s'imposer 10-5, infligeant à…

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Lundi soir, Wrigley Field a grondé comme aux plus belles heures d'octobre. Les Chicago Cubs ont renversé des Dodgers partis en trombe pour s'imposer 10-5, infligeant à Los Angeles sa quatrième défaite de suite. Une soirée où chaque coup de batte des locaux semblait alourdir un peu plus le ciel californien.

Cinq lancers, trois points, puis le silence

Shohei Ohtani et Andy Pages ajustent deux simples, et Tommy Edman catapulte une offrande de Matthew Boyd par-dessus le mur du champ gauche.

Le scénario s'emballe dès les premières secondes. Shohei Ohtani et Andy Pages ajustent deux simples, et Tommy Edman catapulte une offrande de Matthew Boyd par-dessus le mur du champ gauche. Trois points en cinq lancers. Le Wrigley se fige, le temps d'encaisser ce uppercut éclair.

Edman, l'ancien Cardinal, connaît cette enceinte par cœur. Il y a frappé son seizième circuit en soixante-quatorze matchs de carrière face aux Cubs. Une statistique qui dit tout de son aisance dans ce stade, mais qui n'a pas suffi à tenir la baraque.

Alcántara allume la mèche

La réponse de Chicago ne se fait pas attendre. En deuxième manche, Kevin Alcántara expédie un circuit de deux points qui redonne l'avantage aux siens, 4-3. Le Dominicain de 23 ans, encore en rodage au plus haut niveau, livre sa prestation la plus aboutie de l'été : un double, un circuit, deux points produits, et ce sourire discret qui en dit long sur sa confiance du moment.

Dans le camp d'en face, Justin Wrobleski tangue. Le gaucher des Dodgers encaisse sept points mérités en quatre manches et demie, secoué par une défense qui commet deux erreurs évitables. Le genre de trou d'air collectif qui transforme un départ canon en naufrage.

Suzuki et Kelly, tandem de choc

Seiya Suzuki choisit la quatrième manche pour enfoncer le clou. Son dix-neuvième circuit de la saison, une frappe limpide de deux points, porte le score à 7-3. Le Japonais traverse la meilleure séquence de son été : trente-six coups sûrs depuis la pause du All-Star, soixante-trois points produits au compteur. Une production de nettoyeur que peu de monde voyait venir en avril.

Dans la foulée, Carson Kelly ajoute un cinquième coup de circuit à sa saison, lui aussi de deux points. Le receveur, arrivé discrètement l'hiver dernier, s'offre son moment de gloire devant 39 384 spectateurs conquis. Quatre circuits au total pour Chicago. Quatre coups de massue qui transforment une soirée mal embarquée en démonstration.

Une série noire qui tombe mal

Los Angeles n'avait plus perdu quatre matchs de rang depuis le mois de mai. Le bilan reste imposant (69-43), mais les fissures apparaissent au pire moment. La date limite des transferts a beau avoir apporté du sang neuf, la mécanique grippe. Le bullpen fatigue, la défense cafouille, et les jeunes bras peinent à tenir la distance.

Pour les Cubs (63-49), l'opération wild-card se précise. La National League Centrale reste dominée par Milwaukee, mais Chicago s'accroche avec une formation qui mélange vétérans aguerris et jeunes pousses décomplexées. Le genre d'alchimie qui rend une équipe dangereuse quand septembre approche.

Mardi, la série se poursuit avec une affiche de lanceurs alléchante. Tarik Skubal, tout juste débarqué de Detroit, effectuera ses débuts sous l'uniforme des Dodgers. En face, Javier Assad tentera d'enfoncer un peu plus des Californiens en plein doute. Une chose est sûre : le vent a tourné au-dessus du lac Michigan.

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